Dimanche 21 juin 2009

Dans la cabane de la vie, il y a des jours entre les planches qui se distendent de plus en plus.

Ma vie n’est pas un manège, c’est une cabane au fil du temps qui se désagrège. Une nuit, je n’aurai plus que le ciel pour toit, les étoiles seront le plafond de ma chambre d’enfant, mais ce n’est pas une histoire triste parce que j’aurai vécu et que j’aurai aimé.

Mon amour, ma vie je les déposerai dans les coeurs qui m’auront portée jusqu’au bout, de loin ou de près. Quelle importance les distances ? Le spatio-temporel ? Les seuls repères qui comptent ce sont les battements des ailes qui palpitent dans la cage ouverte à l’autre.

Je t’aime. Tu as mis des roues à ma cabane, avec toi j’avance, je vais et je vis de nos sourires, je sais la chance que j’ai, tout ce soleil que tu me donnes brille dans mes yeux et je pose du bleu sur le noir et je ris des épluchures d’une pomme de terre…mais je t'aime.

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Mardi 16 juin 2009

 

 

Soir


Chercher le calme, oublier cette journée et celle qui vient demain, penser le bleu, penser l’or de tes yeux…sourire, écrire et que m’importe toutes ces choses que l’on pourrait me reprocher, je ne suis pas la perfection, ni la soumission de mon temps pour paraître ce que je ne suis pas, je n’ai pas de preuves à donner, mon travail ne se compte pas comme ça, d’ailleurs il ne se compte pas, il se donne comme je suis…


Matin


Il était une fois une fav’ouille

qui apprenait à plonger à des grenouilles,

à chaque première leçon elle était morte de trouille

elle se faisait alors grosse comme une citrouille

les batraciens rouges et verts hoquetaient morts de rire

puis plongeaient à qui le mieux pourrait savoir lui dire

l’effet ressort du nénuphar sur la plume à écrire

et la fameuse spirale des sons sur l’eau vive à se lire.


Soir


J’ai le ciel du Mont-Saint-Michel sous les yeux,  j’oublie les voix de mes deux amies les gazelles, j’avance dans la mer, toutes les horloges sont folles ici, mon esprit enfin se délie du plancher des vaches du parking maudit, je suis fav’ouille de ces bleus posés sur le coin de la table de la cuisine, j’oublie et j’oublie, je me souviens de toi, toujours là, j’ai du faire ton prénom à la place du code arc-en-ciel, je souris, et tout se mêle, je suis qui aime te suivre à mots de velours…


Matin


Je t’aime.



Soir

photo la poste...et Jeanne

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Mercredi 13 mai 2009


Un nouveau jeu (07/05) d’Enriqueta.
 

Ecrire un texte (poésie ou prose)
qui commence par :
"J'ai demandé à la lune". 

Pas de date limite.

 

J’ai demandé à la Lune pourquoi je lui ressemblais ? Et elle m’a répondu :

-Pourquoi penses-tu me ressembler ?

-Tantôt je suis ronde, épanouie, un sourire attaché aux étoiles, et à d’autres moments, je disparais, m’effaçant entièrement, un simple petit nuage ainsi suffit à m’éclipser…

-Pas mal…répondit la Lune, ton souci c’est le Vent, mais tu ne pourras jamais commander le Vent, tu devrais plutôt songer à ta face cachée lorsque tu t’assombris subitement.

-Oui…mais qu’est-ce que ma face cachée ?

-C’est l’autre côté de toi, là où le soleil brille toujours…Enfin ! Asl& n’as-tu jamais entendu parler de l’amour ?

Et là bien sûr, je me suis mise à rougir, me demandant si la Lune me taquinait ou si elle n’avait vraiment pas tout compris de ma vie de ces quatre dernières années.

J’étais terriblement vexée, moi qui l’avait toujours choisie confidente de toutes mes nuits, les belles et les tristes.

Cette nuit-là, toute la maison résonna des volets qui claquèrent se refermant sur ma fenêtre.

La Lune étant la Lune à qui je ressemble, elle  ne fit pas le premier pas pour me retrouver, d’ailleurs comment aurait-elle pu ? La Lune ne jette pas de petits cailloux sur les volets clos pour qu’ils s’ouvrent de nouveau. La Lune pour lui parler, il faut l’appeler.

Je ne songeais alors plus à la Lune, je marchais seule au milieu des brumes nocturnes, les yeux en bras tendus ne touchant que ce qu’il y avait autour de moi. Doucement, Jeanne prit naissance dans mon cœur.  D’abord timidement, je pensais simplement au soleil qui serait là, puis j’eus tellement chaud que mon regard se porta vers le haut …et sur ce bonheur qui me traversait, la Lune au ciel s’illumina en point d’interrogation.

J’ai demandé à la Lune :

-C’est Jeanne ma face cachée ?

-Et la Lune s’est mise à rire… tu ne changeras jamais toi. Mais OUI !

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Vendredi 3 avril 2009

 

Suite à une collision inter-blogosphérienne

 

Les mots sans tête font défiler les champs de phrases en herbe que se déchirent entre elles la brume et l’heure de midi.

Les mots sans bête font rouler la route opaque en circuit de l’univers et rien ne freine et rien n’accélère l’imaginaire, les sons s’en mêlent, le sens se perd, l’excuse se sied juste à elle-même, alors il fait si bon la douce paresse d’écrire.

Je ris, oui, malgré mes « instabilités » d’humeur, je ris bien souvent.

Je devais livrer sept secrets sur moi et bien celui-ci me « résume » assez bien.

Je souris…alors…la sixième photo de Mon sixième dossier d’ images… c’est une photo d’Ehiie…moi je ne triche pas…si cela avait été une autre, je l’aurais mise aussi !!!

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Vendredi 27 mars 2009

Je vous ai retrouvé mon éternelle minute de silence.

Je savoure au matin de chaque jour, votre présence détachée du temps, alors pour ne pas rompre le charme de cet instant d’équilibre entre le jour et la nuit, je tais les passages futiles des mots qu’il me faut encore libérer.

Je parcours des yeux votre livre ouvert, tournant les pages offertes, petite fenêtre sur l’infini des émotions et de la raison.

Je suis (de) vos voyages, je ne me perds pas, je me retrouve, depuis ce loin à ce si près de vous, d’un paysage grandiose à  la petite feuille rouge recouverte d’un linceul de neige et qui fait battre l’oeil d’une douce poésie.

Le cercle de vos amis dansant en ronde vos préférences m’offre les sourires qui se dessinent sur mes lèvres et que vous ne verrez jamais malgré l’imprudence de mes dernières déchirures, mais qui se confondaient simplement, me dis-je à présent du recul, au murmure de mes remerciements.

Je n’écrirai jamais les choses simplement sinon à quoi bon écrire s’il suffisait de les dire.

 

Merci encore à toi…à Vous.

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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