Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /2006 07:09

 

 

Chère Vous,

 

 

 

Cette lettre afin de vous remercier d’avoir placé entre mes doigts le stylo qui me délivre de tous mes maux.

Le bonheur qui nous entoure, l’amour que l’on nous porte et que nous ne voyons pas, rendus invisibles par notre solitude, celle de souffrir en secret de ce passé connu ou inconnu mais que nous pouvons pointer du doigt, là, dans notre cœur, au plus profond de nous, notre « être », notre essence même, qui fait ce que nous sommes. Ce bonheur et cet amour irrecevables quand ce mal qui nous ronge à l’intérieur nous fait captives, nous enferme dans notre prison, notre royaume dans lequel nous devons nous battre contre nous-mêmes, vouloir ce qui n’existe pas ou qui n’existe plus.

J’ai ouvert la porte du moi et d’être nue j’ai eu froid mais j’ai fait entrer ce qui manquait pour ce combat : « l’autre », j’ai ouvert la porte pour appeler avec cette force que vous m’avez donné, j’ai ouvert la porte pour écouter, j’ai ouvert la porte pour regarder, et j’ai vu, et je vois encore…et j’existe encore avec qui je suis, avec moi.

Le bonheur est là, à tendre la main même s’il y a toujours cette blessure qui tire dans l’autre sens ; à tendre la main et à prendre celle tendue.

 

 

 

A vous lire partout et à vous écouter,

 

 

 

Votre amie

13/08/06

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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