La passante sous son chaperon noir passe en frissonnant dans la rue Du Sans Hasard. Tout bas, les immeubles parlent de leur âge, d’un temps qui ne reviendra pas, elle les connaît tous de son cœur, ils sont les faubourgs de son amour, l’origine essentielle de la réponse qui se lit dans la question en points de suspension… les mots passant, repassant…mais jusqu’à quand ?
Elle passe.
Entre deux pavés, elle ramasse une pierre, une pierre de son trésor, dans le creux de la main, il l’embrassera encore.
C’est sa rue, elle en connaît tous les angles et pourtant elle les redécouvre toujours, c’est le vent sans doute qui pousse les poussières d’étoiles pour illuminer juste ce coin de mur qu’elle a envie de balayer de ses lèvres, il est si fou aussi d’habiller de ses désirs, la Lune aux parois de la déraison.
Moi, j’écris.
Je passe aussi par la rue Du Sans Hasard, je vois leurs regards qui se croisent sans pouvoir se parler, la croix devant la porte à la craie blanche, les jours où c’est dimanche, quand le chaperon perdu aux herbes sauvages d’un bout de jardin, elle se ligote à lui enfin. Il l’aime c’est certain avec son grand chapeau et sa fine moustache à la zorro, je n’ai pas trop de référence en moustaches, alors zorro parce que je trouve que c’est un type bien et qu’il sait parler avec les mains…Mais je digresse alors que sous mes doigts s’allument les rimes en -esse de ma mine de poétesse, du bout de mon crayon à dessiner j’esquisse les gestes, j’ombre le soleil et c’est comme si elle était un coquelicot pris entre les pétales d’une rose noire, quelque chose de délicat, fragile et beau : un parfum doux, le mélange sans résistance de deux fragrances liées par l’émotion.
La passante sous son chaperon noir passe en frissonnant dans la rue Du Sans Hasard. Tous bas, les immeubles se sourient, il flotte dans l’air des connivences plus qu’amies, les fenêtres s’appellent pour s’ouvrir en se lançant des grains de riz, alors elle relève la tête en rivière et leur fait signe de la main, car elle a du bonheur sur les lèvres qui frémira encore…et puis toujours parce qu’elle sourit.
cris tes mots de douceur
dit tes mots de vent
tes mots à la craie bleue-indélébile
toujours cette émotion au bout de la lettre
tu sais celle que j'aime &
Texte très poétique qui me plaît beaucoup...
En Abeille avertie, je suis, bien évidemment, charmée par la puissance de la rose noire, épineuse et altière, et le coquelicot, voyant, éclatant, et si fragile... lol
Merci pour ce partage, et bien le bonjour aux fenêtres...
Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
>>Jeanne,
J’aime la boucle que tu m’as donnée, elle est si amoureusement attachée à la plume de mes mots qu’elle en fait partie, elle est ce qui lui manquait, comme toi à moi, comme un bout de chaîne, comme une histoire d’amour qui s’écrit à la craie bleue-indélébile…J’aime tes mots qui se posent là…
Je t’aime toute bleue mon amour
>>Chris,
Je souris…parce qu’écrire long au début de mes blogs me semblait inimaginable… mais enfin là ce n’est pas long long non plus…
Oui…plaisir des yeux et juste le dire, c’est déjà énorme, mais quand même j’aime ton commentaire…Ah ! Tu vois bien…et pour les grains de riz, c’est une double image : ces petits éclairs de lumière lorsque s’ouvrent les fenêtres de l’une à l’autre d’en face…
A bientôt
>>Abeille50,
Quelle belle abeille tu fais ! et qui en plus connaît le secret des fleurs…
Ô les fenêtres sont grandes ouvertes de soleil, mon cher ami, et les coquelicots reviennent des champs au bras de leurs roses amies…
BizE
>>Enriqueta,
Merci… ça me touche…Et puis je vais le garder ce bonheur et rien ne pourra l’ombrer…
Bonsoir Asl&
Très joli texte poétique, j aime lire c est fluide ça coule tout seul comme le battement du coeur lorsqu'il reçoit de l'Amour c est un réel Bonheur... Waouh tu es talentueuse yes c est finement plumer avec des expressions sortant de l ordinaire...
Bravo...
Passes une bonne soirée. Bisous
Si tu ne l'as déjà vu sur mon blog, je viens t'informer du lancement du Défi n°6 de la Ruche, dont le thème est : Femmes du Monde.
Comme d'habitude, pas de date limite, et respect des Consignes...
Prends plaisir à écrire... et bon week-end.
Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
>>Maïlyse,
C’est un texte que j’aimerais prolonger, détailler, j’aime ces deux personnages que je découvre, j’ai envie de plus…
Bien à toi. Bisous
>>Abeille,
Je prends note….pfffffffff…….mon carnet de défis débordent !!
>>Abeille,
Je prends note….pfffffffff…….mon carnet de défis débordent !!
>>Plume,
Non, pas si bien écrit, mais écrit c’est déjà ça…
Sourire et bises