Mes yeux se ferment comme deux volets, je rentre chez moi, je ferme pour ne plus rien laisser entrer d’autre, j’ai trop, je digère les bruits, les mots, les marques de la peau, les rides fatiguées de soleil, ma mine éteinte, l’absence d’amour, mes envies de fuite, mes bras baissés et toute mon impuissance.
Mes yeux se ferment de lassitude, de n’être plus et de n’avoir jamais été.
Je ne savais plus quel jour c’était, du mardi ou du jeudi et il n’était que trois heures et demie.
Il y avait une trace bleue sur le mur, une marque de brosse à craie en translation de gauche à droite, en bruit de tac tac sur la pente verticale du béton dépoussiéré par le vent.
C’est là qu’enfin j’ai pu écouter le chant des abeilles, prise entre ces deux murs comme dans un couloir d’aéroport, là que j’ai pensé à une photo de cet endroit, pour te le montrer, pour te le dire.
Les abeilles… et moi j’étais debout de l’autre côté de la montagne et dans l’écho des cris des enfants j’entendais leurs prénoms et leurs visages.
Il y avait un cerisier quelque part, un sud qui me regardait depuis le ciel dans les nuages bleus, j’aurais du m’asseoir sur la marche de la porte et me perdre à rêver dans les hautes façades blanches des maisons qui dépassaient le mur d’un air d’ailleurs, d’un air d’été, d’une rue qui m’avait toujours fait penser à la mer…J’aurais du mais j’étais trop épuisée.
Debout, rester debout, il me fallait marcher sans courir, sans donner l’envie de partir, jusqu’à la cour et ne pas perdre patience dans les deux heures qu’il me fallait encore tenir.
Mes yeux se ferment, j’ai de l’oubli à faire, de la mémoire à effacer, de la place à regagner, de ces parts de moi à recoller qui se sont détachées depuis l’instant où je me suis levée, j’ai de l’amour à entendre et à parler quand je me serai réveillée de tout le poids de mon corps.
Avant que tout ne recommence.
Je sais que demain, j’aurai encore dans la tête le ballet des abeilles et que je finirai bien par m’asseoir…
je te donnerai mes genoux
le cerisier perd ses pétales
mais il gagnera en fruits
les abeille rient de nous gentiment
je les entends
et moi je t'aime de tout cet amour que j'ai à donner
je suis là
pas loin
à portée de ton regard
de tes yeux
de ta peau
je t'aime one more time ....
Mais je sais que tu m'aimes ma reine des abeilles, et que tu es là.
J’avais besoin d’écrire ce texte un peu pour expliquer comment parfois je peux être crevée, dégoûtée et que vraiment t’entendre à ce moment-là ça m’a fait du bien.
Mon cerisier n’a pas encore fleuri, celui du voisin oui !…C’est fou comme chez moi c’est le règne de la lenteur…Mais mon cerisier, lui il sera majestueux de blancheur et ses cerises seront noires comme les merles…
En attendant il pleut des cordes et je souris….bien fait d’attendre le mien.
Je t’aime
Redilemele ? Redilemele ?
S’oublier, oublier le moi vieux, le moi du passé même de quelques heures…Dormir et se réveiller d’un nouvel air, se réveiller avec du printemps au coeur
Miss Ehiie
Je t’ai chipé une libellule aussi, entre autres….Comme tu parles de lignes, je pense pêche, je pense dimanche, je pense enfance… canal et libellule, écluse et péniches, et comment la seule chose que j’eus jamais pêché de toute ma vie fut une anguille…un jour de mes sept ans…
je t'aime jet'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime
et mm que je t'aimmmmmmmmmmmmmmmmmme
J’aime quand tu m’aimmmmmmmmmmmmmmmmmmeS
Tu crois ?
Bienvenue Chris
C’est le blog de l’amour, les temps des signes et de l’aventure…
& je t'aimmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmme
du plus profond de ton âme
ne la laisse pas espérer
ou ses rêves vont s'envoler...
mais je l'aime et elle m'aime, je ne vois pas comment nos rêves pourraient s'envoler...
ma confiance en l'amour s'est volatilisée avec le korrigan, mais mon petit coeur se reconstruira, un jour...
AIMEZ VOUS toujours et prennez soin de votre amour
amitiés virtuelles amitiés...