Dimanche 5 octobre 2008

Jacques Brel…C’est l’émotion de mon professeur de français en quatrième qui m’avait prêté ce livre bleu, ce recueil biographique et les textes des mots écrits. C’était pour faire un exposé je crois.

Tout ce qui me reste de ce temps, c’est le souvenir fort d’un homme qui n’avait pas voulu suivre le chemin qu’on lui avait tracé d’avance, celui de sa famille, j’étais très adolescente aussi à l’époque…et le Paris pauvre dans une chambre de bonne pour vivre ses rêves m’émerveillait…  

Je me souviens d’avoir gardé très longtemps ce livre parce que ma mère avait voulu le lire aussi. Elle l’avait vu en vrai ; je ne sais plus si c’était avec mon père…mais je ne vais pas lui demander, sinon il va encore me raconter toute l’Algérie.

J’ai toutes ses chansons en cassettes, un cadeau d’un très vieux monsieur, ensemble nous n’en avons écoutées que quelques unes, les premières dans l’ordre, parce que j’étais incapable de choisir, il avait ses souvenirs et je venais de perdre ma mère…Et puis nous ne sommes jamais allés jusqu’au bout des Marquises, tout ce bleu et ce bleu parce que lui à son tour est parti. Il m’a laissé des trésors. Il ne suffit pas de connaître quelqu’un longtemps pour l’aimer.

Voilà.

Et puis je sais que quelque part traîne un vieux disque d’une chorale où ma mère chantait Le plat pays qui est le mien… Je cherche…

…parce que Jacques Brel c’est ça aussi, ce pays qui ressemble au mien.

 

 

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Blog : Économie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus