Je me sens drôle d’animal, je me sens girafe rampante jusqu’aux larmes d’une oasis venue du ciel. De mes pattes étalonnées étalées sillons du sable du désert naît la route pour l’île de silence… pour être figurative en alternance…
C’est vrai j’ai traversé toute l’Afrique peuplée de cris fulgurants, d’acoustique délirante de musique en direct du fin fond de la savane, mais c’est en cet instant précis que tel un dromadaire je dépose les genoux au sol, et le long de mes pattes entrées en symbiose avec une colonie de fourmis chatouilleuses je me fais pleurer de larmes d’écrire.
Je suis une girafe fatiguée à croquer toutes les étoiles qui brillent dans le regard de mes yeux saltimbanques et mes phalanges d’innocence plongent dans tous les bleus et rouges au hasard de mes touches. Je découvre, me découvre, je recouvre, je joue, je m’amuse, j’use et j’abuse le cou tendu vers l’effet inconnu.
Je frioule aussi beaucoup de cette mer à traverser, je suis une girafe qui aime voyager… plus loin que le zoo…d’Aubervilliers… et la mer de sable où je faisais mes premiers rêves de liberté ne me fait plus crier rien d’autre que l’appel de mes deux pieds à fouler la terre, le sol vierge de mes années de douce captivité…Hum…je suis une girafe un peu autruche aussi…! Imagine jusqu’où j’ai pu plonger parfois pour me cacher.
Alors…
Je suis une girafe qui nage, qui a tué toutes ses habitudes mais qui t’aime même quand elle est fatiguée petite tortue, tordue de l’océan indien dans le plexiglass de ses pensées…Je souris…
(mais pourquoi j’ai coupé la photo !?)
…pourquoi comment…
MOTS