Janvier 2008
J’ai retrouvé ce texte dans un de mes cahiers, tel quel sans rature, sans correction…et miracle sans faute (enfin le correcteur n’en a pas détectée)…d’orthographe !
Parce que les réponses se voient et s’entendent, se regardent et s’écoutent, que l’émotion est une surprise, que les livres qui sont écrits, sont morts d’être finis, que la musique a tant de vies lorsqu’elle est belle, qu’elle traverse les ans, les gens, les arrangements, que la nature passe par l’œil de tous nos sens, que pleurer ou rire sans amour c’est être sourd et aveugle…alors oui je dégouline aussi, je fonds de toute la tendresse du monde.
Parce que je ne pensais plus pouvoir, parce que je n’aimais pas les changements, parce que j’avais l’habitude de toi, parce que tu étais ma vie, que partout à voir, à entendre, à toucher, à prendre et comprendre, à aimer c’était toi.
Parce que je me moquais bien du temps, des saisons, de la terre qui tourne et de tous les autres.
Parce que je reviens d’encore plus loin qu’avant, que de rupture en réconciliation, il n’y a plus eu qu’un seul sens : partir.
…alors oui je vis, je pleure, je ris, j’aime pour un ciel gris, un ciel rouge, une pluie, une eau, une amie, un regard, une parole, un souvenir vieux d’un quart d’heure et je serre fort notre petit arc-en-ciel comme le trésor de pouvoir partager avec l’univers entier.
MOTS