Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /2008 17:21

 

Asl& des brumes comptait les jours entre les dunes et les vagues, ses cheveux balayés par l’onde salée comme une épousée du vent, s’échappaient derrière elle en une longue traîne de sable d’or et d’argent.

Elle comptait sans vraiment compter, elle égrenait les souvenirs de tous les matins marchant entre terre et mer quand la lumière se faisait brumes comme dans ce matin perdu sans âge.

Les lèvres humides de la mer, elle avançait le long du temps.

Les larmes de la nuit s’étaient envolées une à une, à chaque pas retournant au ciel de la lune et sur son sourire se dessinait le baiser secret de l’arbre qui l’unirait à celle qui l’attendait.

Elle rêvait le cœur battant, l’amour la soulevait, ses pieds quittaient le sol tandis que l’air gonflait sa robe légère.

Au loin se détachait un voilier blanc miroir de son âme et ce fut dans cette peinture marine que prirent naissance les premières lueurs chaudes de l’été.

Le souffle du vent sur sa peau frissonnait, l’appel du goût du sel brûlant dans la bouche se faisait de plus en plus intense, elle se sentait prête à boire toute la mer s’il le fallait pour atteindre le voilier blanc qui la guiderait jusqu’à l’île de sous les vents.

La pointe de ses orteils effleura le sable humide, elle ôta le dernier fil à l’habit gonflé du vent des souvenirs…alors dans le ciel, la dernière trace du passé s’envola robe cerf-volant libre de toute attache.

Puis elle se mit à marcher les yeux dans le soleil pour se laisser porter par la première vague capable de l’emporter et de nager son être à la douceur de la liberté retrouvée.

L’eau glissait le long de ses bras, de sa peau, ses deux jambes serrées ondulaient tout son corps…ses narines se pincèrent et comme sous l’appel d’une sirène elle disparut au fin fond de la mer.

 

 

Par LTDS - Publié dans : Le Signe.
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Commentaires

 tu peux jouer à la sirène pendant la récré
mais apres faudra prendre les courants
doucement
quand tu le voudras,
 prends ton temps
te laisser porter par le courant
jusqu'à cet arbre
tu veux  ??
 je t'attendse6

Commentaire n°1 posté par jeanne le 12/05/2008 à 19h14
Je souris...parce que dans la suite il y a un arbre au fond de la mer (j'ai pas encore écrit mais je sais cet arbre de corail multicolore qui étincelle de doux reflets)

Je veux...les sirènes ne durent qu'un temps, celui du passage de la terre à la mer...
Commentaire n°2 posté par Asl& le 12/05/2008 à 19h29
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