Dimanche 27 avril 2008

Aslé assise et il lui manque une dévotion, un épart à soulever, un état hybride à découvrir, une clé de suspension de courbes allégoriques à retrouver. Aslé assise c’est une image sans conversion, c’est un blocage neuronal, un enfermement sceptique…un calme plat proche de la certitude.

Aslé assise c’est comme si, il ne lui manquait plus que les larmes pour pleurer, c’est le trait d’union entre la mort et l’abandon, une fenêtre ouverte sur une prison.

Aslé assise c’est une position affreuse à me faire souffrir, c’est la cassure morphologique du moi de l’arbre plié en deux qui se couve les racines comme il peut dans l’impossibilité d’étendre ses doubles ramifications.

Alors que l’amour trépigne des jambes jusqu’à mes pieds grouillant de l’impatience à exulter.

Aslé assise c’est sans audace, c’est un miroir à néant, un trou décapité du firmament, un lugubre grouillement d’incertain, une momification qui se vit en meurtrissures de l’intérieur…et si elle continuait elle se ferait  peur.

Alors Aslé assise vous comprendrez c’est un silence qui se combat contre un insupportable moment à passer de ce qu’elle était.

Dans une tristesse, comme il faut bien souffrir pour après de nouveau pouvoir courir à son pas, à son âme.

C’est une musique aussi.

Heureusement.

Heureusement que tu es là. Toi ma Belle. Avec qui je danse ces moments de tristesse dans l’éclat feutré d’une voix.

Je t’aime et je l’écris à tous mes souffles de cette langue que je ne comprends pas mais qui me dit je ne t’oublie pas.

Alors je ne t’oublie pas et je me lève de la source à la mer…

La vie c’est un poème et c’est toujours le même de celui dont on ne se lasse jamais d’écrire parce que c’est soit le premier ou le dernier et que c’est aussi celui si fragile que l’on aimerait toujours garder comme une rose au creux d’un jardin.

photo de Jeanne

 

Par LTDS - Publié dans : au delà des mots...il y a...
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
créer son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus