Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 06:00

 

Je vous épargne la première « insurrection » d’Asl&…

Cette fois, Asl& était au coeur défendant d’une gazelle comme elle, honteusement salie et qui appelait à l’aide, elle, et tous ceux qui se taisaient meurtris de la peur des représailles aussi.

Seule elle s’abîmait si fort dans ses cris, que tous les ami-mots de la savane se réveillèrent de la vieille douleur qui unit.

En ce deuxième jour de grondement, ce fut l’annonce par la lioncerie nationale d’une tentative de conciliation (le passé cette fois ressurgissant trop fort) qui gonfla les poumons de l’histoire qui ne se répèterait pas.

Les gazelles aux lunettes noires de soleil signèrent entre elles au soir leur pacte sur le  parking maudit…

 

…pause sourire…

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 21:15

 

 

Soir


Chercher le calme, oublier cette journée et celle qui vient demain, penser le bleu, penser l’or de tes yeux…sourire, écrire et que m’importe toutes ces choses que l’on pourrait me reprocher, je ne suis pas la perfection, ni la soumission de mon temps pour paraître ce que je ne suis pas, je n’ai pas de preuves à donner, mon travail ne se compte pas comme ça, d’ailleurs il ne se compte pas, il se donne comme je suis…


Matin


Il était une fois une fav’ouille

qui apprenait à plonger à des grenouilles,

à chaque première leçon elle était morte de trouille

elle se faisait alors grosse comme une citrouille

les batraciens rouges et verts hoquetaient morts de rire

puis plongeaient à qui le mieux pourrait savoir lui dire

l’effet ressort du nénuphar sur la plume à écrire

et la fameuse spirale des sons sur l’eau vive à se lire.


Soir


J’ai le ciel du Mont-Saint-Michel sous les yeux,  j’oublie les voix de mes deux amies les gazelles, j’avance dans la mer, toutes les horloges sont folles ici, mon esprit enfin se délie du plancher des vaches du parking maudit, je suis fav’ouille de ces bleus posés sur le coin de la table de la cuisine, j’oublie et j’oublie, je me souviens de toi, toujours là, j’ai du faire ton prénom à la place du code arc-en-ciel, je souris, et tout se mêle, je suis qui aime te suivre à mots de velours…


Matin


Je t’aime.



Soir

photo la poste...et Jeanne

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 18:48

 

 

 

Ce jour-là, il y avait tant de soleil par la fenêtre ouverte qu’elle ôta une à une toutes ses peaux de l’hiver pour s’étendre printemps au sol de l’été dans une blancheur palpitante.

Sous ses paupières closes défilaient de petites histoires de vent et de nuages qui la faisaient sourire tendrement.

Un petit papillon, aux ailes parfumées des fleurs de l’ingénu, se mit à survoler d’étranges façons les paysages qu’elle dévoilait ainsi. Et de passage en pas-sage, sa peau prise d’euphorie se fit passion de ses frissons oranges.

Elle ondulait, roulait s’enroulant dans la chaleur du bleu, jusqu’à ce qu’il entrouvrit les portes du ciel pour s’y glisser.



*Photo Jeanne

Par LTDS - Publié dans : Oz Over
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 18:40

La passante sous son chaperon noir passe en frissonnant dans la rue Du Sans Hasard. Tout bas, les immeubles parlent de leur âge, d’un temps qui ne reviendra pas, elle les connaît tous de son cœur, ils sont les faubourgs de son amour, l’origine essentielle de la réponse qui se lit dans la question en points de suspension… les mots passant, repassant…mais jusqu’à quand ?

Elle passe.

Entre deux pavés, elle ramasse une pierre, une pierre de son trésor, dans le creux de la main, il l’embrassera encore.

C’est sa rue, elle en connaît tous les angles et pourtant elle les redécouvre toujours, c’est le vent sans doute qui pousse les poussières d’étoiles pour illuminer juste ce coin de mur qu’elle a envie de balayer de ses lèvres, il est si fou aussi d’habiller de ses désirs, la Lune aux parois de la déraison.

Moi, j’écris.

Je passe aussi par la rue Du Sans Hasard, je vois leurs regards qui se croisent sans pouvoir se parler, la croix devant la porte à la craie blanche, les jours où c’est dimanche, quand le chaperon perdu aux herbes sauvages d’un bout de jardin, elle se ligote à lui enfin. Il l’aime c’est certain avec son grand chapeau et sa fine moustache à la zorro, je n’ai pas trop de référence en moustaches, alors zorro parce que je trouve que c’est un type bien et qu’il sait parler avec les mains…Mais je digresse alors que sous mes doigts s’allument les rimes en -esse de ma mine de poétesse, du bout de mon crayon à dessiner j’esquisse les gestes, j’ombre le soleil et c’est comme si elle était un coquelicot pris entre les pétales d’une rose noire, quelque chose de délicat, fragile et beau : un parfum doux, le mélange sans résistance de deux fragrances liées par l’émotion.

La passante sous son chaperon noir passe en frissonnant dans la rue Du Sans Hasard. Tous bas, les immeubles se sourient, il flotte dans l’air des connivences plus qu’amies, les fenêtres s’appellent pour s’ouvrir en se lançant des grains de riz, alors elle relève la tête en rivière et leur fait signe de la main, car elle a du bonheur sur les lèvres qui frémira encore…et puis toujours parce qu’elle sourit.

Par LTDS - Publié dans : Histoires de la sorcière bleue
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 18:36

Une belle proposition d’Enriqueta :

Ecrire un texte (poésie ou prose) commençant ou finissant par

 "Je suis né(e) quelque part" (le sujet peut être changé).

Vous pouvez aussi créer un visuel pour illustrer cette affirmation.

 

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait au garage

Elle me voulait au ménage

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir les mains sales

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait son assistante

Elle me voulait sa confidente

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir un petit chat à qui parler

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait être sa précision

Elle me voulait être sa raison

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir le temps d’aller courir

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait être sa fierté

Elle me voulait être sa fille aînée

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir une grande sœur pour me remplacer

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait plus haut que lui

Elle me voulait loin du cambouis

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir ma vie à moi
Je suis née quelque part entre mon père et ma mère









(Si la photo est ratée c'est qu'il y a eu une interférence)

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 30 commentaires - Recommander
Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 17:53

Dévoilez-vous en 10 expressions courantes et terminez par un visuel.

 

Alors…si j’étais un objet, je serais la chaîne qui relie à la cloche et si je devais me muer en signe, je serais une virgule, la virgule qui empêche le télescopage des étoiles, une respiration intersidérale, peut-être même un vide tout simplement. Si j’étais un insecte, je serais une gentille guêpe, un peu de biais, un peu favouille…Enfin, si j’étais…si j’étais…si je n’étais rien qu’une partie de mon corps, je serais ma cheville gauche…

Et sur une île déserte je n’emporterai que moi. Avec la mer tout autour, j’aurai bien assez pour m’occuper, à regarder toutes les vagues me caresser les pieds…Oui ! Je n’emporterai même pas de maillot de bain, pour sentir partout sur ma peau, la tienne ma douce sirène, lorsque le coucher du soleil venu, j’irai au royaume des profondeurs te rejoindre, juste en suivant  la ligne rose des coraux.

Si j’étais une invention, je serais une grue pour construire des pyramides de sable au royaume des vents. Un geste assassin ? Celui d’  occire cette mouche qui se joue sur l’écran de mes mots…

Si j’étais un blog, je changerais tous les jours de feuille de style, je serais intelligente, dompteuse technologique de l’infini, j’écrirais fauve, j’écrirais bleu, j’écrirais jour et j’écrirais nuit au fil de toutes mes insomnies.

Et si j’étais un poème, je serais juste une phrase toujours la même, parce que j’aime te dire je t’aime.

Je t’aime.

Si j’étais un métier…puisqu’à mon portrait il ne serait pas juste d’oublier mon petit côté sérieux ; lunettes vissées sur les yeux, je serais monitrice d’auto-école, j’apprendrais aux voitures à rouler toute(s) seule(s).

 

*photo Jeanne

Par LTDS - Publié dans : Le Temps De Sourire
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires - Recommander
Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 18:48


Un nouveau jeu (07/05) d’Enriqueta.
 

Ecrire un texte (poésie ou prose)
qui commence par :
"J'ai demandé à la lune". 

Pas de date limite.

 

J’ai demandé à la Lune pourquoi je lui ressemblais ? Et elle m’a répondu :

-Pourquoi penses-tu me ressembler ?

-Tantôt je suis ronde, épanouie, un sourire attaché aux étoiles, et à d’autres moments, je disparais, m’effaçant entièrement, un simple petit nuage ainsi suffit à m’éclipser…

-Pas mal…répondit la Lune, ton souci c’est le Vent, mais tu ne pourras jamais commander le Vent, tu devrais plutôt songer à ta face cachée lorsque tu t’assombris subitement.

-Oui…mais qu’est-ce que ma face cachée ?

-C’est l’autre côté de toi, là où le soleil brille toujours…Enfin ! Asl& n’as-tu jamais entendu parler de l’amour ?

Et là bien sûr, je me suis mise à rougir, me demandant si la Lune me taquinait ou si elle n’avait vraiment pas tout compris de ma vie de ces quatre dernières années.

J’étais terriblement vexée, moi qui l’avait toujours choisie confidente de toutes mes nuits, les belles et les tristes.

Cette nuit-là, toute la maison résonna des volets qui claquèrent se refermant sur ma fenêtre.

La Lune étant la Lune à qui je ressemble, elle  ne fit pas le premier pas pour me retrouver, d’ailleurs comment aurait-elle pu ? La Lune ne jette pas de petits cailloux sur les volets clos pour qu’ils s’ouvrent de nouveau. La Lune pour lui parler, il faut l’appeler.

Je ne songeais alors plus à la Lune, je marchais seule au milieu des brumes nocturnes, les yeux en bras tendus ne touchant que ce qu’il y avait autour de moi. Doucement, Jeanne prit naissance dans mon cœur.  D’abord timidement, je pensais simplement au soleil qui serait là, puis j’eus tellement chaud que mon regard se porta vers le haut …et sur ce bonheur qui me traversait, la Lune au ciel s’illumina en point d’interrogation.

J’ai demandé à la Lune :

-C’est Jeanne ma face cachée ?

-Et la Lune s’est mise à rire… tu ne changeras jamais toi. Mais OUI !

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /2009 11:39

Voici voilà ma participation au Défi n°2 de la Ruche.

Merci à toi, Abeille50.



au nom de l’amour

elle épousa un troubadour

à l’œil et menton de velours

 

au nom de l’amour

elle quitta pays de sa cour

pour du monde faire le tour

 

au nom de l’amour

elle prit soin de ses atours

le défendant fou à la tour

 

au nom de l’amour

elle décompta tous les faux jours

lorsqu’il partit seul en séjour

 

au nom de l’amour

elle prit la force en son retour

baignant l’enfant de ses mamours

 

au nom de l’amour

elle éloigna tous les vautours

se gardant sienne au troubadour

 

au nom de l’amour

elle attendit l’heure à son tour

libre à la chaîne pour toujours

 

au nom de l’amour

à l’œil et menton de velours

l’enfant doux partit à son tour

 

[…]


les ans passèrent les murs sourds

et de la porte aux battants lourds

la prison s’ouvrit au nom de l’amour




Par LTDS - Publié dans : chansons - Communauté : Ruche de beaux mots
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 17:50

 

 

Elle dépose sa prison de fer au pied de l’arbre et dans les reflets de l’eau calme de l’étang, baigne les blessures infligées par l’armure.

Elle s’abandonne à l’onde comme à des bras, comme elle s’abandonnait aussi parfois en écrivant.

Certains jours, l’armure s’effaçait d’elle-même, son corps battait la mesure avec le temps, il se dépensait de choses belles,  son âme pouvait alors respirer, la laissant s’abandonner aux rêves.

La Lune innocente jette des regards d’étincelle au pied de l’arbre, faisant naître des étoiles sur la carapace inerte, le cygne noir lui se perd sur le miroir, il nage libre, confondu à la nuit.

Certains jours, l’armure s’effaçait sous les caresses de l’amour, alors son corps battait à la mesure de l’autre et son âme disparaissait dans la chaleur de son cœur.

Elle flotte à présent, au milieu de l’étang, l’air est si doux du songe de l’été, qu’un souffle à l’oreille vient lui murmurer qu’au pied de l’arbre, elle trouvera la robe bleue tissée par les elfes d’une fée.

Certains jours, l’armure s’effaçait pour une robe de bure, alors ces jours-là, elle pleurait de n’être personne, qu’une couleur fondue au vide d’une compagnie de soldats tristes.

La peur soudain la gagne de ne plus retrouver l’armure au pied de l’arbre. Elle commence à s’agiter si fortement que l’étang connaît ses premières vagues. La marée devient si violente qu’elle emporte la cage désarticulée.

A l’aube, sous les premiers rayons du soleil, elle regagne la berge, mais rien ne l’attend, ni armure, ni robe bleue. Elle se retourne, l’étang n’est plus qu’une flaque au milieu d’un champ de boue.

Alors de la boue, elle s’enferme à nouveau… ne sachant pas encore, qu’enfin elle se délivre, offrant sa confiance, simplement au soleil et à la pluie.

 

                                                                                                     Asl&

Par LTDS - Publié dans : au delà des mots...il y a...
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /2009 11:21

Au jardin de l’élégance poussaient des tulipes de cristal et longtemps elle retint de la main le cri prêt à se lancer dans un contre-ut de vérité. Ca n’existait pas.

Et pourtant si, il suffisait de se réveiller un matin, les rêves brisés avec aux lèvres l’amertume d’un jour, de tous les jours, ces jours d’avant, une friche d’habitude, de solitude aux vicissitudes d’un monde gris.

Permettez-lui d’être triste, sinon passez ses lignes car elle se broyait un énorme cafard et qu’elle n’avait rien trouvé de mieux pour le digérer que de se parler sur un écran.

Que s’était-il passé qui l’eût déglinguée de si vilaine manière ?

La raison était incertaine car le corps avait bien trop bon dos pour encaisser encore une fois le fait d’être la source de tous les maux.

Puis elle se mit à sourire béatement, car qui était-elle finalement, à part un sac usé de mots rafistolés…et elle s’envoyait des images sous le crâne de plus en plus noires mais qui étrangement la firent s’éclater en rires énormes. Ce fut pliée en deux et les yeux noyés de larmes qu’elle éteignit l’écran pour aller arracher quelques pissenlits au jardin perdu dessous les brumes…

Par LTDS - Publié dans : Les averses du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés