Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 11:07

 

Du bonheur, des mains, des pieds, des ventres, des têtes absentes et la caresse du vent pour lier aux pinceaux des couleurs toute la lenteur des mouvements.

Des boucles, des bouches, des souffles, des peaux si douces et la promesse du temps pour lier aux pinceaux des couleurs le tableau du bonheur.

Des sens, des courbes, des lignes à surprendre, des doigts se mourant en soupir et le parfum du plaisir pour enlacer aux pinceaux des couleurs les âmes en corps éprises l’une de l’autre…

* titre jeanne

** photo d’après…d’après jeanne… 

 

Par LTDS - Publié dans : entre les mots
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /2009 07:13

 

Vous arriviez si légère et détachée, nul n’aurait pu lire la marque au fond de vos yeux, celle que vos cils allongés et le plissement rieur de votre regard gardaient terriblement muet à ce monde dans lequel pour la première fois vous posiez les pieds.

Vous dansiez de vos propres pas, comme si vous étiez libre, libre d’exister là où les règles s’étalaient de l’infini d’une vie, de la naissance rebelle à la mort recalculée une trentaine de fois, d’une vie, et même peut-être bien au-delà encore.

Les personnages claquaient des mains, car comment les nommer autrement ceux qui se présentaient sous le même masque s’appartenant de l’un à l’autre et à eux tous en somme, et puis vous en étiez un à présent, vous arriviez si légère et détachée.

Vous vous sentiez accueillie malgré ces fausses apparences, mais qu’importait, nul n’aurait pu prendre la marque au fond de vos yeux puisqu’elle vous avait attaché l’âme à sa nuit et ce pour toujours.

Elle vous avait enfermée d’amour à la prunelle de ce bleu si noir, qui courait inépuisable à l’intérieur de vous, un secret, le vôtre et qui ne serait partagé, ni de l’ombre et de la lumière…

Vous l’aimiez et vous veniez d’arriver si légère et détachée, battant des ailes sous les applaudissements, mais vous saviez par avance qu’à peine un pied posé sur le plancher de la grande vie, il vous faudrait vous marier aux convenances.

Vous veniez d’arriver, souvenez-vous de vos cheveux en boucles caressés par la blondeur des blés, de la naïveté qui vous faisait croire plus forte qu’une nuit d’orage sur la mer en éclairs silencieux, puisque vous l’aimiez et qu’elle vous aimait.

Souvenez-vous encore des mots des personnages, de leurs coups de poignard que vous cachiez sous vos sourires et qui aujourd’hui encore se font l’écho de votre souffrance. D’ailleurs souvenez-vous d’écrire tous les mots. Ecrivez plus souvent ce qui ne blessera plus personne, décollez ainsi vos ailes rouillées pour prendre le large…puis soufflez en passant toutes les bougies des hivers passés, en regardant droit devant l’été qui s’ouvre à vous à présent.

Aimez.

Aimez celle qui ne s’écrit qu’en fil d’or au ciel de vos yeux.

Par LTDS - Publié dans : au delà des mots...il y a...
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 08:18

Je l’aime.

Je marche nue de l’ombre au soleil et du jour à la nuit. Je ne me souviens plus du corps de mes vingt ans ou bien alors c’était quelqu’un d’autre cette jeune fille sylphide et transparente.

Je vais d’une pièce à l’autre, d’un miroir fané à celui qui reflète la douceur trouble de cette femme qui est devenue moi et qui parle à ses seins comme à ses enfants en leur pardonnant d’être si différents.

Et si quelqu’un sonnait à l’entrée, quel profil offrirais-je dans l’entrebâillement de la porte ? A cette idée ma poitrine se redresse comme un seul homme.

Je me regarde en face, en pensant à celle à lier au ciel de mes yeux.

Il est déjà midi. Il fait si chaud. Je m’allonge sur le capot de la voiture dans le garage en m’imaginant à la proue d’un bateau.

C’est que je suis folle parce qu’une vague vient de me lécher et qu’en se retirant elle m’a laissée toute mouillée.

Je me surprends en pensant à celle à lier au ciel de mes yeux.

Cinq heures à la cloche de l’église, allongée sur le tendre gazon, les aiguilles du sapin me tombent en pluie tiède sur la peau. C’est le vent qui me souffle les mots. Il parle en écartant les ombres de la pudeur et je frissonne de marées d’équinoxe sous mes paupières closes.

De mes lèvres s’échappe un doux soupir venu du profond de l’amour.

Le soleil tourne jusqu’à la mer se coucher de rouge et de bleu mêlés. Sous la Lune, exaltée par ces milliers d’étoiles, je m’abandonne offerte aux chaînes de l’inconnu.

Je m’attache à celle à lier au ciel de mes yeux.

Il fait jour.

Dans le jardin de l’île verte endormie, j’enlace l’arbre de ma folie, en pensant si fort à celle à lier au ciel de mes yeux, que ce sont ses seins contre les miens qui me pénètrent.

Je l’aime tellement si fort celle à lier au ciel de mes yeux.

Par LTDS - Publié dans : Un Nouveau Jour
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /2009 11:28

Dans la cabane de la vie, il y a des jours entre les planches qui se distendent de plus en plus.

Ma vie n’est pas un manège, c’est une cabane au fil du temps qui se désagrège. Une nuit, je n’aurai plus que le ciel pour toit, les étoiles seront le plafond de ma chambre d’enfant, mais ce n’est pas une histoire triste parce que j’aurai vécu et que j’aurai aimé.

Mon amour, ma vie je les déposerai dans les coeurs qui m’auront portée jusqu’au bout, de loin ou de près. Quelle importance les distances ? Le spatio-temporel ? Les seuls repères qui comptent ce sont les battements des ailes qui palpitent dans la cage ouverte à l’autre.

Je t’aime. Tu as mis des roues à ma cabane, avec toi j’avance, je vais et je vis de nos sourires, je sais la chance que j’ai, tout ce soleil que tu me donnes brille dans mes yeux et je pose du bleu sur le noir et je ris des épluchures d’une pomme de terre…mais je t'aime.

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 06:32

 

Une tempête se préparait.

Depuis quelques jours, tous les éléments, qui s’accumulaient point par point, venus un peu de partout, désordonnés de coordination, parfois brouillon d’averse, commençaient à prendre le parfum  fatale de l’union des colères qui déclencherait, bien au delà du remous, la Vague…celle qui n’épargnerait personne, celle qui va et puis revient.

Asl& sentait bien que l’armée de ses âmes ne ferait pas le poids, elle avait beau passer ses nuits à imaginer tous les scenarii possibles et les plans de contre-attaque… après la bataille, il y aurait les gazelles éclopées, et celles aux yeux tendres qui partiraient emportant enfants et bagages…mais si seulement la statue pouvait être décollée de son socle.

Asl& soupirait, elle aurait tant aimé rester dans sa bulle de poésie, c’était cet air qui la nourrissait et la faisait vivre.

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 06:00

 

Je vous épargne la première « insurrection » d’Asl&…

Cette fois, Asl& était au coeur défendant d’une gazelle comme elle, honteusement salie et qui appelait à l’aide, elle, et tous ceux qui se taisaient meurtris de la peur des représailles aussi.

Seule elle s’abîmait si fort dans ses cris, que tous les ami-mots de la savane se réveillèrent de la vieille douleur qui unit.

En ce deuxième jour de grondement, ce fut l’annonce par la lioncerie nationale d’une tentative de conciliation (le passé cette fois ressurgissant trop fort) qui gonfla les poumons de l’histoire qui ne se répèterait pas.

Les gazelles aux lunettes noires de soleil signèrent entre elles au soir leur pacte sur le  parking maudit…

 

…pause sourire…

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 21:15

 

 

Soir


Chercher le calme, oublier cette journée et celle qui vient demain, penser le bleu, penser l’or de tes yeux…sourire, écrire et que m’importe toutes ces choses que l’on pourrait me reprocher, je ne suis pas la perfection, ni la soumission de mon temps pour paraître ce que je ne suis pas, je n’ai pas de preuves à donner, mon travail ne se compte pas comme ça, d’ailleurs il ne se compte pas, il se donne comme je suis…


Matin


Il était une fois une fav’ouille

qui apprenait à plonger à des grenouilles,

à chaque première leçon elle était morte de trouille

elle se faisait alors grosse comme une citrouille

les batraciens rouges et verts hoquetaient morts de rire

puis plongeaient à qui le mieux pourrait savoir lui dire

l’effet ressort du nénuphar sur la plume à écrire

et la fameuse spirale des sons sur l’eau vive à se lire.


Soir


J’ai le ciel du Mont-Saint-Michel sous les yeux,  j’oublie les voix de mes deux amies les gazelles, j’avance dans la mer, toutes les horloges sont folles ici, mon esprit enfin se délie du plancher des vaches du parking maudit, je suis fav’ouille de ces bleus posés sur le coin de la table de la cuisine, j’oublie et j’oublie, je me souviens de toi, toujours là, j’ai du faire ton prénom à la place du code arc-en-ciel, je souris, et tout se mêle, je suis qui aime te suivre à mots de velours…


Matin


Je t’aime.



Soir

photo la poste...et Jeanne

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 18:48

 

 

 

Ce jour-là, il y avait tant de soleil par la fenêtre ouverte qu’elle ôta une à une toutes ses peaux de l’hiver pour s’étendre printemps au sol de l’été dans une blancheur palpitante.

Sous ses paupières closes défilaient de petites histoires de vent et de nuages qui la faisaient sourire tendrement.

Un petit papillon, aux ailes parfumées des fleurs de l’ingénu, se mit à survoler d’étranges façons les paysages qu’elle dévoilait ainsi. Et de passage en pas-sage, sa peau prise d’euphorie se fit passion de ses frissons oranges.

Elle ondulait, roulait s’enroulant dans la chaleur du bleu, jusqu’à ce qu’il entrouvrit les portes du ciel pour s’y glisser.



*Photo Jeanne

Par LTDS - Publié dans : Oz Over
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 18:40

La passante sous son chaperon noir passe en frissonnant dans la rue Du Sans Hasard. Tout bas, les immeubles parlent de leur âge, d’un temps qui ne reviendra pas, elle les connaît tous de son cœur, ils sont les faubourgs de son amour, l’origine essentielle de la réponse qui se lit dans la question en points de suspension… les mots passant, repassant…mais jusqu’à quand ?

Elle passe.

Entre deux pavés, elle ramasse une pierre, une pierre de son trésor, dans le creux de la main, il l’embrassera encore.

C’est sa rue, elle en connaît tous les angles et pourtant elle les redécouvre toujours, c’est le vent sans doute qui pousse les poussières d’étoiles pour illuminer juste ce coin de mur qu’elle a envie de balayer de ses lèvres, il est si fou aussi d’habiller de ses désirs, la Lune aux parois de la déraison.

Moi, j’écris.

Je passe aussi par la rue Du Sans Hasard, je vois leurs regards qui se croisent sans pouvoir se parler, la croix devant la porte à la craie blanche, les jours où c’est dimanche, quand le chaperon perdu aux herbes sauvages d’un bout de jardin, elle se ligote à lui enfin. Il l’aime c’est certain avec son grand chapeau et sa fine moustache à la zorro, je n’ai pas trop de référence en moustaches, alors zorro parce que je trouve que c’est un type bien et qu’il sait parler avec les mains…Mais je digresse alors que sous mes doigts s’allument les rimes en -esse de ma mine de poétesse, du bout de mon crayon à dessiner j’esquisse les gestes, j’ombre le soleil et c’est comme si elle était un coquelicot pris entre les pétales d’une rose noire, quelque chose de délicat, fragile et beau : un parfum doux, le mélange sans résistance de deux fragrances liées par l’émotion.

La passante sous son chaperon noir passe en frissonnant dans la rue Du Sans Hasard. Tous bas, les immeubles se sourient, il flotte dans l’air des connivences plus qu’amies, les fenêtres s’appellent pour s’ouvrir en se lançant des grains de riz, alors elle relève la tête en rivière et leur fait signe de la main, car elle a du bonheur sur les lèvres qui frémira encore…et puis toujours parce qu’elle sourit.

Par LTDS - Publié dans : Histoires de la sorcière bleue
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 18:36

Une belle proposition d’Enriqueta :

Ecrire un texte (poésie ou prose) commençant ou finissant par

 "Je suis né(e) quelque part" (le sujet peut être changé).

Vous pouvez aussi créer un visuel pour illustrer cette affirmation.

 

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait au garage

Elle me voulait au ménage

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir les mains sales

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait son assistante

Elle me voulait sa confidente

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir un petit chat à qui parler

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait être sa précision

Elle me voulait être sa raison

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir le temps d’aller courir

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait être sa fierté

Elle me voulait être sa fille aînée

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir une grande sœur pour me remplacer

Je suis née quelque part entre mon père et ma mère

Il me voulait plus haut que lui

Elle me voulait loin du cambouis

Moi je ne voulais rien d’autre

Qu’avoir ma vie à moi
Je suis née quelque part entre mon père et ma mère









(Si la photo est ratée c'est qu'il y a eu une interférence)

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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