Samedi 7 mars 2009

Les mots sont partis…Je ne sais pas où. Mais ça n’a pas d’importance. Je lis. Je découvre Mashi Changizi. Je me fais des plongées de couleurs, j’admire le Beau, le simple, une femme sur un tableau…et puis elle sort de la toile, elle vit, elle a des moments, des instants près d’une fenêtre ou près d’un lit. Elle est vieille, elle est jeune, elle n’a pas vraiment d’âge, mais elle a toujours du rouge sur les lèvres, où sur sa robe. Elle a du soleil, de l’orient, du sombre dans les cheveux et de la lumière dans les yeux, de l’été et de l’hiver qui flamboie…Je ne sais pas.

Elle a des seins comme on montre ses mains, qui parlent sans même bouger, qui sont là d’elle et qui manqueraient bien plus que ses bras…


Elle me donne quelque chose que je n’ai pas…Elle m’étonne…

 

 

 

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Mercredi 4 mars 2009

 

Je glisse sur les pentes enneigées de mes rêves, tout est silence, je glisse et tout glisse, mes doigts se détendent, mes épaules se relâchent, ma nuque s’abandonne, je glisse allongée sur le dos, l’air est doux, il n’y a pas de vent, je respire doucement…il est trois heures, je reprends le calme de la nuit après le cauchemar de l’araignée, je glisse, tout est blanc, tout est doux, je n’ai plus d’araignée dans le bras, elle me l’a enlevée, je n’ai plus mal, le poids est parti, je glisse, je suis légère…ça n’existe pas les araignées qui naissent dans les bras, non…pas des si grandes, des petites oui…lorsqu’elles sont pondues sous la peau…mais la mienne est orange, ça n’existe pas des araignées oranges…elle l’a extraite de mon bras, je ne sais pas comment, et déplié chacune de ses pattes, elle avait une énorme carapace orange… je t’en prie regarde encore une fois si elle n’a pas pondu d’oeufs…je glisse et je glisse, l’infirmière m’a dit : c’est depuis que vous avez commencé à faire le ménage, que vous êtes piquée…je glisse et je glisse dans la neige, mon corps se lisse et se lisse encore…il faudra que je vérifie mes pantoufles en me réveillant…quand j’étais petite j’aimais les hôpitaux parce que j’étais certaine qu’il n’y avait pas d’araignées…je glisse et je glisse…j’en ai marre de la neige, j’imagine un iceberg à la pente infinie et qui se perdrait dans une mer de neige engloutie…et je glisse glisse des heures durant pour enfin m’endormir dans le jour naissant…

 

 

Tout à l’heure pour me réveiller complètement  j’ai tapé « araignée orange » certaine de ne rien trouver…Et bien non seulement elle existe mais elle est exactement comme dans mon rêve…certes en  beaucoup beaucoup plus petite… ce qui n’est pas le moins pire…non vraiment !!!

 

J’AI PEUR !






 

 

Par LTDS - Publié dans : Rêves et cauchemars
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Samedi 28 février 2009


Les ombres aux deux corps de feuilles s’enlacent, c’est étrange que je puisse éprouver de la poésie pour cette plante…

Elle est vivante.

Elle doit bien avoir treize, quatorze ans. Sa « propriétaire » est partie en la laissant, elle ne devait pas l’aimer, elle qui lui ressemblait, sans doute trop par certains côtés (!), partie en laissant ça et d’autres choses encore.

Je l’ai sauvée de la poubelle, on ne jette pas ce qui vit, même si cela rappelle de mauvais souvenirs.

Elle est coriace, tenace, pas belle, tordue, sans fleurs et presque sans feuilles, partant d’un semblant de souche pour se diviser en deux troncs maigrelets…malingres même.

Elle était dans son bureau, comme ce jour où le ciel était si bleu du printemps par la fenêtre lorsque je lui ai annoncé que ma mère était morte et enterrée. Sous l’hypocrisie de ses mots, je ne me disais que cette chose et qui me réconfortait : à l’enterrement de ma mère, il ne manquait que ma mère.

Elle était froide, glaciale, sèche, humiliante, professionnelle, ambitieuse, et… sous son autre versant ouvert au public, elle avait la larme à l’oeil sur commande…et c’est nous qui étions les monstres.

C’est elle qui m’a donné l’envie, le besoin de mon premier ordinateur car je ne supportais plus le temps passé perdu pour de si piètres résultats, alors qu’elle : elle en jetait de facilité et de présentation.

J’ai pu performer mon travail, le rendre attrayant dans sa préparation et faire aussi bien et encore mieux qu’elle… J’ai en mémoire cette phrase d’une vieille peau de vache sur-hiérarchique : Je vois que vous maîtrisez l’outil informatique.

Oui…L’arme informatique était à présent aussi dans mon camp.

 

Il y eut un énorme soulagement lorsqu’elle fut partie, nous nous empressâmes de jeter toutes ses traces, sauf cette plante que j’emmenai chez moi.

 

 

Je lui ai offert un grand bac blanc.

Cet été, elle a fait un petit dans l’ombre des deux troncs de feuilles qui s’enlacent : une vigoureuse pousse verdoyante.

Nous ne sommes plus que deux derniers des Mohicans à l’avoir connue…et bien sûr la plante…

Mais bientôt il n’y aura plus qu’elle et moi.

 

C’est étrange que je puisse éprouver de la poésie pour cette plante…

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Mercredi 25 février 2009

Ma participation comme promis au Mystério de Février

"La lettre du futur" …Merci à l’équipe de choc

http://lequipedechoc.over-blog.com/article-27103305.html

 

 

 

 

 

**Centre Historique de la Lapécacolodie et de l’Aslétie réunies**

 

Le 25 février 2025,

 

Chère Amie,

 

Voilà vingt ans, j’écrivais pour la première fois sur un antique clavier, c’est peu dire que nous connûmes toi et moi l’âge de pierre de l’écriture. Ces temps, souviens-toi, où nous fleurissions les blogs de phrases en bout rimé…Comment disions-nous déjà ?

As-tu la nouvelle version de l’organiseur de pensées ? C’est celui que j’utilise en ce moment, il est d’une extrême rapidité, il ne m’a fallu qu’un décillionème de seconde pour te trouver et laisser parler mes mots sans ouvrir la bouche, ce qui n’est pas une nouveauté en soi, mais, moi qui ai toujours écrit à voix haute jusqu’à aujourd’hui, je suis sidérée, je n’ai plus besoin de sonoriser mes phrases, je les entends  comme si je les disais.

Je suis en train de tailler mes rosiers…Ah ! p-) !!! Je me suis piquée, je vais devoir fermer les yeux, je ne supporte pas la vue du sang…Je reviens dans trois secondes.

Oui… tu l’auras compris, je ne me suis pas totalement adaptée, je ne peux pas écrire les yeux fermés et ça me désole parce que je j’aimerais tant écrire mes rêves…Enfin…Il paraît qu’un nouveau transcripteur-décodeur de pensée cachée verra le jour pour que la nuit s’éclaire du monde oublié…Oups j’ai une interférence…Ca va ? Tu me lis toujours ?

Te dire aussi que malgré les années, ce temps qui passe de plus en plus vite, ma mémoire ne se vide pas au fur et à mesure qu’elle s’enrichit…je veux dire par là, que je te dois beaucoup… Tu vois, je n’ai pas trop changé puisque tu relis cette dernière phrase où je cache l’émotion que j’ai à t’écrire…

 

Je t’embrasse,

 

Aslémita

 

P. S : Hier en surfant sur l’île des temps perdus, j’ai trouvé un bic orange. Tu te rends compte, c’est une véritable pièce de musée…et en plus…tiens-toi bien : il marche !

Par LTDS - Publié dans : Le Temps De Sourire
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Lundi 23 février 2009

 

 

Mon amour,

 

Il y a une colère qui sourde qui gronde et qui voudrait sortir et qui voudrait tout éclaircir. Je voudrais des larmes sur mes joues pour m’apaiser, un bon livre pour m’oublier, un film d’amour qui me fasse rêver, une balade sous la pluie pour me faire friser, mais je ne peux pas, quelque chose coince dans les rouages, je m’inertie dans le passé à la recherche d’un point zéro qui n’a jamais existé. J’ai une tempête en moi, une femme en furie qui ne me ressemble pas, je cherche d’où elle peut bien venir, j’ai peur qu’elle ne m’explose sans avoir trouvé, je la contiens contre moi, je me fais mal en m’ignorant. J’ai besoin de m’abandonner, de m’ouvrir, alors j’ai les mots qui s’offrent à moi mais j’ai peur de les saisir cette fois, qu’ils ne soient pas à la hauteur de mon débordement. C’est l’amour que je n’arrive pas à dire, c’est ce toi que je désire, ces envies qui me prennent dans le petit matin d’être le diable à pénétrer l’antre de l’intime en rouge et sang, les dents poussant vampires alors que je ne veux que t’aimer femme au berceau de mes bras, te caresser de nous en épuisement mais sans jamais te faire oublier ce lui que je ne serai jamais.

Ma colère est partie…comme ça…sous ces derniers mots, sortie sous le vent doux d’un parfum ami m’enserrant le coeur et qui a au creux de ses mains ton odeur.

J’aime votre amour.

Je peux enfin ôter le couvercle, à présent tout tourbillonne légèrement.

C’est dommage il s’est arrêté de pleuvoir, j’aurai pu libérer de sa boîte un de mes phantasmes…Mais je n’aurai pas beaucoup à attendre, d’ailleurs je n’attends pas, j’enterre ces deux dimanches à la suite et c’est déjà mardi qui rit…aux falaises blanches.

 

Je t’aime tu sais.

 

&

Par LTDS - Publié dans : au delà des mots...il y a...
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