au delà des mots...il y a...

Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /2008 11:38

Tu marchais, souviens-toi comme tu marchais, si vite, presqu’à courir, tu allais sans rien voir, encore moins regarder, tu avais cette chose devant toi à atteindre, cet endroit où aller, ce quelqu’un qui t’attendait.

 

Souviens-toi comme tu allais si vite pour ne jamais être en retard et même gagner de l’avance pour faire encore plus de ce que l’on attendait de toi.

 

Souviens-toi de ta vie de rien et arrête de pleurer.

 

Maintenant tu as le temps, le temps de tout et celui d’aimer l’inconnu, d’écouter les oiseaux chanter, de passer des heures à contempler une fleur, le temps d’être toi…le temps de rêver.

 

N’écoute plus la raison de celle qui ne t’as jamais aimée, ne pleure pas ses larmes de pardon, son oeil est sec, sa peau est froide, on ne verse pas de larmes pour un leurre, le leurre d’une vie, le temps qui dure, les habitudes, le temps sans amour, le temps d’un abri, le temps des circonstances, le temps de la mort.

 

Va la rejoindre, ne cherche pas son nom, ne cherche pas son adresse, appelle-la et dis-lui que tu viens, que la route n’est plus longue avec toute la beauté qu’il y a à prendre sur les côtés, dis-lui que tes poches déborderont de nouveaux souvenirs, de cailloux bleus, de sourires, d’arcs-en-ciel et de toutes ces choses à offrir.

Dis-lui que tu l’aimes et que tu es là dans ses pas, que tu as envie de lui faire l’amour mais que c’est sans importance parce que c’est beaucoup plus fort que ça sa main à prendre et à tenir.

Elle t’aime et tu ne sais plus très bien de son amour ou du tien qui t’éveille le matin car c’est le même…le vôtre…le nôtre puisque c’est moi qui parle et qui t’aime à ne plus jamais vouloir me retourner sur le passé et que bientôt je sais que ton attrape cauchemars aura capturé tous les fantômes de mes nuits, jusqu’au dernier…dans mes mots, dans tes mots, dans tes bras, dans tes milliers de bras mon amour.

 

Et l’avion qui t’envolera encore plus loin de moi, je le prendrai dans ton coeur, je serai là puisque tu m’aimes.

 

Je compte les fuseaux horaires à ne rien comprendre du jour et de la nuit, de la ligne spatiale du temps qui n’existe pas et je souris, je suis la tortue qui place ses petits à chaque coin de rue, une heure ce doit être ça, quelque chose de moi en plus petit, une marque, un jalon, un perpétuel sourire, une gentille grimace à l’accéléré du temps qui passe,  plus poétique que les rides parallèles sur une carte pour retrouver le départ et l’arrivée d’une course entre deux océans… Mes mots s’arrêtent là d’écrire un court instant, je me sens Lindberg et je vais juste peindre le ciel vu du ciel en noir et blanc formé de gris car les couleurs de nous sont ailleurs…

 

Et l’oiseau volera, volera avec les ailes de toi et moi et lorsque j’écrirai les longues phrases, tu prépareras l’envol, mes larmes ne seront plus que l’encre du bonheur et toi seule la plume pour me dire tous ces mots d’espoir à ne jamais nous quitter, c’est comme ça, comme ça maintenant et tout se mélange, les verbes se conjuguent au présent mon ange, de l’essentiel de l’espace, de notre igloo sur la plage, du pont de singe entre les grues, de la danse des esprits de ton tatouage indien, de la douceur de ton épaule comme le tipi où te retrouver lorsque tous les feux de Bengale éteints, la vie est un murmure, une confidence à se dire sous le tendre regard de nos ours, juste toi et moi dans notre monde allongées sur les peaux à suivre des yeux la Lune, la demi-Lune, le croissant… et notre étoile de liberté…

 

Je t’aime

 

&

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Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /2008 11:21

Ce jeudi matin-là, elle était triste (comme très souvent d’ailleurs), elle aurait voulu changer de peau, changer de vie, elle aurait voulu ne plus avoir à travailler, elle se sentait à côté, elle se regardait, elle ne savait plus, elle aurait voulu l’appeler, lui dire qu’elle l’aimait, qu’elle était le fil qui la tenait.

Ses yeux étaient de nouveau cernés, elle se demandait si elle tiendrait la journée, si elle aurait la force, son mal de tête revenait à la charge, elle avait trop écrit, en plus il allait pleuvoir alors ce serait l’enfer des cris, des bosses, des pleurs.

Elle aurait voulu un baiser avant de partir, trois mots, une caresse, un signe de la main, quelque chose pour dire je tiens à toi, alors elle a plongé la main dans sa poche pour serrer fort l’arc-en-ciel, elle allait mieux, la vie ne pouvait pas lui voler tous ses rêves, non, celui-là elle ne lui prendrait jamais.

Elle avait mis son vieux pull bleu, tout doux, tout chaud, tout grand pour se cacher dedans, pour taire sa tristesse, pour faire comme si aussi, pour faire semblant d’être cette fille qui se moquait des apparences. Elle avait glissé une note de parfum sur sa peau, elle arriverait en retard mais elle arriverait.

 

Elle aurait voulu déjà être le soir, se glisser entre les draps, serrer fort l’oreiller, être dans le noir pour respirer les couleurs de l’arc-en-ciel.

 

Sur la route des toundras, il y avait plein de petites mouches noires…si longtemps qu’elles n’étaient venues envahir son champ de vision. Puis au milieu de nulle part, le téléphone se réveilla et se mit à faire son chant de mouche, une fois un tour…Alors arrivée à la fin de la steppe, au feu rouge elle ferma les yeux pour ne plus avoir que son visage et lui envoyer un baiser.

Et comme d’habitude, comme pour donner le change, pour ne pas avoir à répondre sur sa mine de papier mâché, elle joua son rôle avec l’insouciance des chevrons sur les galons d’une manche…et même avec le méchant homme qui ne méritait pas son prénom.

Bien sûr entre les entr’actes, elle fit le clown en explosant son rôle sur scène.

 

« Arriver au bout de la journée quel objectif en soi ! Et bien c’est le mien et pour que les heures ne soient pas des ficelles et des ficelles de secondes à nouer entre elles, je prends des résolutions à effet immédiat, ainsi j’arrive en retard et j’ai très facilement une place pour me garer ensuite je parle avec mes collègues…enfin…je les écoute jusqu’à ce qu’au fond du couloir, tout au bout là-bas cela commence à piailler alors j’entre en scène tel un coq dressé sur ses ergots, faisant la danse du silence, je lisse mes plumes…seulement et seulement ce soir je serai le paon.

J’ai le plus beau public qui soit parce qu’il m’aime toujours, même quand je sombre dans des colères noires. Je joue tous les rôles de la gentille à la méchante et j’aime…Mais voilà ! Une journée où je ne suis pas en forme, c’est dur, c’est long, c’est épuisant d’être sans ressort, assise comme une petite vieille…motricité zéro…Je délègue mes pouvoirs d’écriture au tableau, j’instaure le tutorat à tous les niveaux et les piles s’amoncèlent et mes piles se déduracellent…base tension…K C…oui ! je suis ca-ssée… »

 

« Je descends cette longue route, les yeux dans ce ciel immense, je cherche le tien, je cherche ces grands espaces, ces larges avenues, cette lumière un peu froide du matin, je cherche le plat, la poussière d’une terre orange, je pense à mon chapeau de cow-boy étant enfant, beige avec une lanière en cuir trop longue et qui se terminait en boucle, une boucle, des boucles, les nuages font des boucles…et je suis triste, alors je te prends la main mon rêve qui existe, je m’attache à toi, je m’enroule en boucle autour de tes doigts, tu me manques d’être si loin de ton soleil, j’ai comme des larmes, je ne sais pas ce que j’ai.

Je voudrais tant pouvoir t’embrasser, baigner tes lèvres de mon amour, te serrer doucement contre mon cœur, je voudrais tant te dire tous les mots qui font du bien. »

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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /2008 12:08

L’exhaltitude.

 

C’est d’inspirer de l’air pur du haut d’une montagne d’azur puis de laisser échapper le plus long soupir de joie qui soit.

 

L’exhaltitude.

 

C’est un mot d’échange, une combinaison invisible, une combustion entre air et liquide, ça part du compliqué, de tas d’éléments si différents qui en déclic s’imbriquent les uns aux autres pour aboutir au mélange parfait et simple du bonheur.

 

L’exhaltitude.

 

Ca ne s’explique pas mais il y a parfois des ratées, des coupes chaînes, des grains de sable, des dévissages, des cordées de malheur et comme on étudie la vie d’un arbre en cernant les sécheresses arides de son cœur, il arrive au hasard des malheurs de comprendre sans savoir l’élément perturbateur.

Alors un jour, un matin dans le ciel bleu qui se lève, on a un geste, une pensée inconnue et l’on réinvente l’exhaltitude en dissolvant un petit caillou noir.

Des petits cailloux noirs… j’en ai un collier, ils doivent passer un à un pour se distiller dans les brumes de mon inconscient, pour que je les absorbe en moi puisqu’ils n’ont nulle part où aller, il n’y a pas de cimetière pour les idées noires, les passages à vide, les pertes, les défaites…

Je commence un peu à soupçonner cette alchimie spirituelle qui s’opère en moi…j’intègre. Je fais des mini rebonds d’exhaltitude, je n’en suis qu’au collier de petits cailloux, je dois atteindre, toucher de mon âme, la montagne noire, ce rocher immense qui atteint la taille de mon angoisse. Je dois le noyer dans un océan de pensées positives alors je laisse aller mes rêves et je la vois cette haute montagne bleue d’où plonger dans un nuage de soupirs joyeux.

Oui ! C’est ça l’exhaltitude, certains l’appelleront d’un autre nom mais moi je ne résilie rien, je ne relie rien non plus : j’intègre la décomposition de tout ce qui fait ma vie…bien plus qu’un robot qui se nourrit de mouches mortes car dans mon génome l’exhaltitude ne se lira pas, elle se crée d’elle-même sans laisser de trace, elle naît de cet espace entre l’âme et la matière…et dans l’absolu elle ne s’écrit pas non plus, alors moi qui ne sait toujours pas la simplicité de dire, je ne vais pas me taire, comme je me suis toujours tue puisque sinon je mentirais mes silences et mes envies de fuite en niant (en riant ?) qui je suis : grave, bizarre, ayant des difficultés à m’exprimer…et comme ce soir, ne m’aimant pas à me perdre dans les mots pour oublier que j’ai un corps à défendre simplement de la vie qui me rattrape.

 

L’exhaltitude…je crois bien que c’est moi.

 

 

Je souris. Je souris quand même. Je finis toujours par sourire.

 

Une fois l’exhaltitude comprise dans l’assimilation de tout ce qui me compose, de tout ce qui me fait, une fois acceptée l’ouverture de mon esprit à la nature en laissant tomber l’armure de mes ressentiments, je peux sortir la tête du trou de mon « je » et battre ma tristesse au regard de l’autre… et battre et m’ébattre de cette grande liberté lorsqu’enfin je me retrouve pour ne penser qu’à l’autre comme un autre moi dont je fais partie…C'est-à-dire « nous » car l’exhaltitude sans toi n’a aucun sens et ce serait l’imprudence égotique que de seule m’y réfugier comme le trésor ultime qui assoifferait seul tous mes désirs et dans lequel je sombrerais folle corps et âme d’un bonheur qui n’aurait que de ma seule existence à dépendre.

 

Il me semble que si seule la solitude pouvait engendrer une certaine aptitude à la pensée transcendantale, l’exhaltitude n’aurait jamais eu lieu d’appartenir à une quelque branche philosophale puisque ma théorie, enfin l’ébauche de l’esquisse de ce que je ressens, est partie de l’amour-amitié de trois mots d’une amie.

 

Alors même si une partie de la « solution » est en soi, il s’averre que la plus grande à boire est dans l’autre.

 

Et pour tout contredire ou l’affirmer…voici quelques mots d’une soif de liberté qui en eux seuls…plus que de résumer une pensée appellent simplement les mots à s’échapper du passé vers un nouveau monde.

 

Merci à Jeanne.

 

Asl&



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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 17:11

Aslé assise et il lui manque une dévotion, un épart à soulever, un état hybride à découvrir, une clé de suspension de courbes allégoriques à retrouver. Aslé assise c’est une image sans conversion, c’est un blocage neuronal, un enfermement sceptique…un calme plat proche de la certitude.

Aslé assise c’est comme si, il ne lui manquait plus que les larmes pour pleurer, c’est le trait d’union entre la mort et l’abandon, une fenêtre ouverte sur une prison.

Aslé assise c’est une position affreuse à me faire souffrir, c’est la cassure morphologique du moi de l’arbre plié en deux qui se couve les racines comme il peut dans l’impossibilité d’étendre ses doubles ramifications.

Alors que l’amour trépigne des jambes jusqu’à mes pieds grouillant de l’impatience à exulter.

Aslé assise c’est sans audace, c’est un miroir à néant, un trou décapité du firmament, un lugubre grouillement d’incertain, une momification qui se vit en meurtrissures de l’intérieur…et si elle continuait elle se ferait  peur.

Alors Aslé assise vous comprendrez c’est un silence qui se combat contre un insupportable moment à passer de ce qu’elle était.

Dans une tristesse, comme il faut bien souffrir pour après de nouveau pouvoir courir à son pas, à son âme.

C’est une musique aussi.

Heureusement.

Heureusement que tu es là. Toi ma Belle. Avec qui je danse ces moments de tristesse dans l’éclat feutré d’une voix.

Je t’aime et je l’écris à tous mes souffles de cette langue que je ne comprends pas mais qui me dit je ne t’oublie pas.

Alors je ne t’oublie pas et je me lève de la source à la mer…

La vie c’est un poème et c’est toujours le même de celui dont on ne se lasse jamais d’écrire parce que c’est soit le premier ou le dernier et que c’est aussi celui si fragile que l’on aimerait toujours garder comme une rose au creux d’un jardin.

photo de Jeanne

 

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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /2008 16:50

Et soudain l’envie d’écrire resurgit laissant de côté les vieux fagots de maux qui embrasèrent mes tristes mots d’hier couchés sur du papier jauni et déjà à moitié effacés de mes yeux tant ils m’indiffèrent de n’être pas ceux de maintenant qui sont là au bord de mes lèvres. Ces mots tous chauds qui gonflent mon coeur comme pour un baiser d’amour pour toi Madame qui m’a écrite dans l’histoire de ta vie, pour cette ombre floue qui est moi et qui me rappelle nos tendres souvenirs, dans lesquels je reconnais la boucle de mes cheveux que ton doigt a formée. Comme un signe, notre signe.

Toujours après avoir aimé lire, j’aime relire encore, loin des phrases et des verbes pour laisser couler en moi doucement les images, les paysages, les êtres attachants, les histoires, les sentiments, les impressions, les sensations…et puis arrive le moment où tout se lie et cela devient une vie. J’invente les choses manquantes, je crée les détails qui me troublent, j’écris une suite dans ma tête et parfois même j’invite mon coeur dans l’histoire.  

Toujours après avoir été troublée, émue, j’aime écrire.

Mais là c’est toi que j’ai lue, ce sont tes mots dans lesquels je suis et qui sont en moi. Et je ne peux rien dire. Sauf à me prendre pour un souvenir vivant et remonter le temps d’un instant pour peut-être prendre la photo en noir et blanc. Mais c’est impossible : le futur est encore à écrire.

 

Je souris…

 

si belle si douce

si fragile

si femme

déroulant ses pétales

pour dévoiler la lumière de son âme

si longue à ne laisser

entrevoir que le soupçon de son secret

et si voluptueuse

drapée de tous ses voiles

ensorceleuse de l’œil

dans la blancheur du matin

 

si toi si ta peau

si tendre au dernier tableau

au dernier pétale

à la magie d’une photo

au noir et blanc

où tout devient blanc

à étreindre mon regard

de ta profonde chaleur

à la rosée de ton parfum

 

si fleur et si unique

si belle au jardin

si toi

et si fleur à la fois

 

Asl&


 

 

photo : Jeanne

 

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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /2008 18:02

Mes pensées s’allongent, elles font des centaines de kilomètres pour venir te toucher de signes dans le ciel, de caresses de soleil. J’ai le coeur qui gonfle les voiles de mon âme, je sors de mon corps pour te retrouver, belle musique, sur une île bercée par deux amours.

J’entends ton rire, je suis heureuse, tu danses avec l’eau, le papier se mouille éclaboussé de gouttes de ton bonheur, alors je lâche le crayon pour prendre ta main.

Tu me bouleverses d’amour, autour de nous tournent les couleurs, ma peau respire la tienne, tes bras sont des milliers et tes lèvres une cerise en coeur sur un lit de lys blancs.

Tu ne me manques pas, tu ne me manqueras jamais, tu es l’inspiratrice  de mes arcs-en-ciel, la muse mystérieuse qui me souffle l’abandon des faux soucis, tu es mon voyage, le voyage qui m’offre l’immense soupir de me laisser aller à notre inconnu, sous le même ciel, le même soleil mais de l’autre côté de l’univers.

Mes pensées s’allongent, elles font des centaines de kilomètres pour embrasser les tiennes et se fondre légères au vent de l’innocence.

Les frontières invisibles s’éteignent, l’orient et l’occident s’unissent sous le choeur de deux voix, méridional septentrion de l’harmonie, une ligne bleue, pure dans laquelle je me noie puisque tu ris à l’éclat limpide, en  torrent de joie, de la source à cet endroit, là où nous sommes, dans ce berceau entre deux mers…ou trois…

Un océan je crois.

 

(…)

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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 18:08

 

…ta voix comme dans le vent de la mer est le puzzle du son des mots à assembler à la vitesse éclair de mes pensées.

Longtemps après, de mon silence surgissent les phrases, une petite plume qui flotte attachée à un fil et que je tire pour de nouveau t’écouter et enfin te répondre la musique qui se joue au fond de mon cœur.

Une plume pour une caresse, un mot pour un sourire et tout se déroule de l’eau. Sur les vagues, le bateau blanc c’est ton regard qui s’étend à l’infini du temps, tu bouges, tu te déplaces immobile et c’est toi attachée à mon fil qui me fais retrouver le goût d’aimer écrire tout ce que je ne dis jamais.

Cette envie qui naît doucement, balancement, oscillation, ce bateau blanc qui s’approche, qui s’éloigne, les vagues sur mes pieds qui vont et viennent, caresse de la nature et ce ciel d’azur découpé du rouge des bougainvilliers dans lequel mes baisers se perdent.

Le désir ne s’écrit pas, c’est une onde invisible qui palpite en moi, un papillon qui grandit ses ailes, là dans mon ventre. Alors je me déshabille, j’ôte tout ce qui gène, empêche, dénature la grâce du mouvement, je veux être libre de m’ouvrir à la lumière, au soleil, de marcher nue, les sens frémissant de mes seins qui s’irisent à l’air entre mes cuisses qui se glisse rosée du matin d’une première nuit d’été. 

Sous mon calme apparent, fondu dans les éléments, mon cœur bat vite et fort en soupirs, j’ai le corps intérieur rougi de mes pensées pour toi lorsque j’entends le souffle de la chaleur de ta voix.

Dans mes silences, je rêve de ta main, de tes lèvres lorsque tu parles et de baisers, de baisers doux dans ton cou, ton cou…et puis partout.

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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /2008 18:04

 

Là, dans le paysage de nos deux corps à inventer, sous la Lune étoilée d’une pluie chaude et douce de nos baisers, là, sur ta peau mon amour la caresse d’une plume sur le velours…et tout tourne dans ma tête, j’accroche ton regard vers le ciel, tes mots palpitent dans les turbulences de mon coeur, je ne peux plus me détacher de tes yeux, je sens tes mains prendre les miennes, je sens le silence de ta présence, le souffle long qui nous enlace et le miroir n’est plus que la glace à refléter le temps qui passe si loin de nous…Ensemble nos ailes battent du même élan, nous sommes l’oiseau, la colombe blanche qui nous emmène là, là où tu sais, où naissent les frissons de la tendresse, où grandit la passion maîtresse des émotions, où est-ce l’inverse où tout s’emmêle les sens…là où s’écoulent les larmes du plaisir de se dire encore et toujours dans cette langue si belle de ne jamais s’écrire…là…de l’autre côté…dans le paysage qui nous chavire de nous aimer

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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /2008 10:41

Aslé s’en était finie, de son prénom aussi, de ce rêve de mer bleue, plus de chemin où poser les yeux, un immense mur blanc, devant, derrière, tout autour, prise dans la prison circulaire de la raison, enfermée dans l’écho des derniers mots qui bourdonnaient baisers d’écriture, plus que de la tristesse, une grande déchirure intérieure la laissait statue sans vie sans âme sans souffle et surtout sans l’espoir. Cet espoir qui vous accueille le matin, qui donne la force aux rêves d’avancer, s’était envolé en miettes de lettres, en grande muette d’éternité.

Aslé s’en était allée, tous les petits bonheurs aussi, l’arc-en-ciel s’était éteint pour toujours, la magie n’existerait plus parce qu’elle avait fini de croire aux fées.

Et ce fut l’esprit touché d’une étincelle d’amitié qu’elle parvint à s’évader de la prison de pierre qu’était devenu son corps pour s’asseoir quelque part sur un banc et méditer les accents du vent de l’été avec des inconnus des quatre points de la planète humaine.

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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /2008 18:30

J’ai le coeur en bascule, un voile de soleil sur la peau.

Un ange au prénom invisible me protège de son amour, un petit nuage bleu éclatant de rires, Waco, Brownwood, Abilene, San Angelo, Sweetwater, Estocado…Bien sûr il y a tous ces arbres et ces nouveaux au loin qui ont poussé paysage, le vent est lui aussi si différent, c’est une autre mer qui pousse dans les feuilles, ce n’est pas la douceur d’un souvenir d’été, je me sens trop nouvelle à présent pour regretter.

 

Le temps se termine, j’ai pensé à ça toute la journée en regardant mes mains lorsque je parlais, qu’elles étaient longues ces heures à ne plus vraiment me contenir parce que ça doit être ça vieillir, perdre l’impatience de ses souvenirs…Quand même j’ai réalisé pour arriver et repartir de cet endroit, que je ne tenais plus à rien de ces bleus, de cette mer, de cette campagne, de ces pins aux villas, de ces villages, de cette route…J’ai vraiment eu l’impression que mes rêves n’étaient plus d’ici, et je me suis demandée comment j’avais pu aimer.

 

Je me relis dans ce cahier fini, l’éponge de quelques semaines qui a absorbé beaucoup de colères et de soucis, mais il fait si bon aujourd’hui à me bercer au jardin dans ce fauteuil curieux détail, que mes mots ne me font plus peur.

 

Le temps se termine, j’ai partagé de mes silences sans me cacher, j’ai aussi subi une présence toute la journée, mais sans rien m’en dire…juste : tu ne m’aimes pas madame parce que je n’ai pas besoin de crier mes vérités sur tous les toits…comme je n’en ai pas l’ombre d’une aussi…si ! quand même une…

 

Agressée toute la journée, je me suis réfugiée au près de quelqu’un tout aussi silencieuse que moi mais qui n’en pensait pas moins.

Ce jour-là mon ange m’avait appelée.

 

Ensuite…enfin, à un moment de cette journée, au milieu, à midi oui…Il sonna muet,  m’inscrivit appels en urgence et sans ombre nulle part je ne pus lire de qui venait mon désarroi d’être ainsi coupée du monde…

 

Je crois bien que j’en ai marre du nord, de l’est et de l’ouest.

 

Les champs s’alternent jaunes et verts, bientôt il y aura de la moisson dans l’air, de la mousson dans le désert et le temps à vivre sera toujours là pour me plaire. Je ne suis plus la même.

Trois ans.

Un mois à peine.

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