Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /2008 07:53

undefined Ceci est l’autopsie de quelques taches de peintures réalisées par votre grande prêtresse Aslé, artiste née incontournable des arts visuels… Certes ! Je vous l’accorde ma période bleue fut plus faste en voluptueuses facéties de volumes aériens déjantés de l’axe absolue. Mais j’entame un virage quasi incertain dans la propension de mes couleurs, c’est dire la proportion de mes oeuvres majeures à ce jour. Quant à mon être profond en cet instant, perdu dans  la déraison d’aquareller mon art brut, il vous assurera la beauté de votre âme si vous lui trouvez quelque charme en peinture.

L’original, car hélas ici je ne peux livrer qu’une pâle copie grossie d’un détail, tant la toile immense déborderait la mer de l’océan de mes pensées… se trouve en lieu sûr au musée des Beaux Arts de La Frioulaisie Sur Mer.

Pour sonner la gardienne, crier Fanny et elle vous tricotera pour un sourire la biographie de ma talentueuse vie.

(Permettez…mais là ! je ris…non pas de Fanny parce qu’elle ressemble trop à une prof de français, une Corse, si…c’est fou les Corses loin de chez eux…Non bin je ris c’est tout…)

…Hum !! Que disais-je ?

Cela était sans importance car l’oubli m’a fait valse imprudence…L’urgence de ma question étant à présent la suivante : publierai-je en photo miniature, en photo moyenne ou en grande moyenne plus que petite ??   

A vous les honneurs de ma délivrance car lorsque vous lirez cette note, j’aurai choisi le parti…de ce qui me réussit

 

…Bon je me dépêche de poster car les Apaches ont des Indiens dans leurs serveurs

 

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Voilà pour toi...et si tu me dis que ça te rappelle quelque chose, tu auras raison

Par LTDS - Publié dans : Le Temps De Sourire
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Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /2008 18:59

C’est bientôt le printemps, les bouleaux pleurent leurs feuilles partout sur les collines de poussières, j’aurais pu grimper en haut de ma montagne grise entre les pommiers et autres espèces rares, faire un coucou tout au loin au mont noir, à Marguerite que je n’ai jamais lue comme par hasard. Mais non. Juste cet oiseau depuis mon œil qui le matin chante dans la brume du jour qui se lève…et c’est triste parce qu’il me rappelle tant de printemps, tant de mon enfance et de ce boulot qui manque, de toutes ces histoires du temps passé. Alors je zoom sur l’oiseau comme je peux, lui il n’était pas là dans cette histoire, il est tout neuf et tout heureux, si haut d’être imprenable, si libre à rester sur la plus haute branche sans s’envoler.

Lui, il regarde les éléphants passer sur les nuages, alors j’ai mis mon nom quelque part sur l’image comme on grave ses initiales et puis ensuite je les ai effacées, après tout les oiseaux non pas de nom et moi non plus. C’est bien mieux pour être libre d’aimer la vie tout court.

Tout court. Oui.

Je souris.

Si. Je regarde passer les oiseaux mais je rêve trop et je n’arrive pas à les prendre en photo…

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Mais je t'aime et c'est beau

Par LTDS - Publié dans : au delà des mots...il y a...
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /2008 18:25

8h02, les oiseaux chantent le jour qui se lève derrière les volets clos, le chat qui dort sur le poste radio couvre le ronronnement des infos et le frigo entonne son premier concerto de bruits étranges.

Il va pleuvoir c’est le monsieur de la météo qui l’a dit alors je suis contente je vais friser, c’est beaucoup mieux que le vent qui me fait le cheveu hirsute et le nez rouge d’un clown.

Je pense à Alfina, plus très certaine de l’avoir baptisée ainsi, comme le nom d’une compagnie pétrolière. Qu’est-elle devenue depuis sa sortie du dernier tableau ? Mais à quoi je pense là ? Je devrais organiser ma journée, dans dix minutes je pars travailler…Oh ! Et puis j’aime la voltige sans filet, c’est plus grisant. Oui c’est ça, Alfina est partie avec le premier cirque qui passait… Ô si je continue je vais avoir envie de faire l’amour, il faut que je détourne mes pensées, je pense à la Chine, ce fleuve qu’ils ont fait couler dans l’autre sens (oui je n’ai pas tout compris, qu’importe !).

Rien à faire…je pense à toi à présent.

Je pars.

12h23, mes yeux se ferment, je songe sérieusement à travailler à mi-temps mais le problème c’est que je ne peux pas vivre à moitié. A moins de me couper en deux. Mais quel côté garder ? 

Il était une fois (ouf ça y est j’ai envie d’écrire une histoire) un éléphant qui voulait voir l’océan, ses yeux baignaient de la poussière triste amassée au fil des années à se rouler dans une mare de boue séchée, ses oreilles qui tombaient jusqu’au sol ne connaissaient pas même le petit bruit d’un clapotis…quant à la pluie, elle tombait dans le silence de deux trois gouttes par an au fond d’un puit sans fin.

Alors un matin, il a tiré sur son costume tout plissé, brandi sa trompe dans un grand élan d’appel au vent et il a crié le cri de l’éléphant qui voulait voir l’océan.

C’est hallucinant un éléphant qui marche vers son rêve, il vole plus vite qu’une gazelle.

Lorsqu’il fut arrivé au bout de la savane, il se trouva face à une immense étendue de sable, alors il se mit à chercher dans sa mémoire, celle de ses parents, de ses grands-parents, de ses arrières grands-parents…jusqu’à remonter au commencement, quand la Terre n’était qu’un vaste océan disséminé d’îles bleues et peuplée d’éléphants radieux…(c’est là que je souris…)

C’est alors guidé par les voies navigables du passé qu’il se dirigea sans se tromper vers la direction qui s’imposait à tous ses sens recouvrés…Il arracha une dernière feuille au dernier arbre de la savane, il souffla de toutes ses forces et pendant des milliers de kilomètres il suivit à perdre haleine la relique du monde perdu qui le mènerait vers son océan rêvé.

Un éléphant c’est beau lorsqu’il court sur les nuages gonflés de la transparence de ses rêves.

Tu veux savoir si...il est arrivé ?

Je te rassure, il court encore, c’est ça la liberté…d’écrire…

(…)



Par LTDS - Publié dans : Le Temps De Sourire
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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /2008 19:37

Parce que parfois (et même souvent morte de fatigue) j’ai besoin d’écrire des mots, comme une prière qui ne veut rien dire, un chapelet de perles de bois en buis à égrainer des souvenirs tout en désordre d’hier et d’aujourd’hui…Tout un mélange d’émotions d’il y a une heure, dix ans…vraiment le temps, à part moi je ne vois pas qui reliera les étapes de la vie.

L’étape.

Ce soir c’est mon lit et en final ce sera demain soir à venir pour dormir et trouver le repos des heures à me bâtir…Car les grues ne se font pas en une seule nuit, il en faut plusieurs comme les mille et une nuits pour endormir la passante aux rêves inassouvis.

Une vie d’Aslé c’est une corde de guitare, la ré, celle qui lâche toujours en premier, entre les tortillés de fil cuivré et les hauts nylons à la plastique ronde…parce que la mi chanterelle, celle qui est la plus belle en harmonique (pour moi) avec ses deux soeurs me narguent d’être à la hauteur…

Alors oui les oreilles d’Aslé sont trop perdues dans les graves, même si elles vibrent si fort dans les aigus…Et c’est  de jouer qui entretient l’âme des cordes d’une guitare pour les plaquer dans leur accord, parfait ou imparfait…la mineur, mi, et arpéger encore dans les 1234 chamboulés des combinaisons d’un Alphonso sorti tout droit du décors de la chambre posthume de mes quinze ans..

Oui ! Je vous avais dit, ce soir tous les temps se mélangent, comme la moitié de 78 qui ne sait pas encore qu’elle a été coupée en entier pour se faire dédoubler dans l’entremise d’un mois de janvier (Oh ! Ma Jeannoue…tu m’as fait trop rire !!!!)

 

Un sac tout beau, tout neuf qui n’attend qu’à se remplir des souvenirs à venir et tous les rires…Et celui-là il est à zéro pour cent.. 

Je stoppe cette note… je coupe le moteur et je me laisse glisser jusqu’où je dois aller dans les cent dix mille bras de dormir en pensant à toi

Par LTDS - Publié dans : au delà des mots...il y a...
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 17:18

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Le même soleil sous l’oeil, l’embrasement d’un paysage de Provence du côté de St Pierre et la belle Marseille sur les hauteurs de laquelle se dresse fidèle sentinelle une grue avec vue sur la mer.

Entre les deux comme un point sur une carte, un bouillonnement, une résurgence, le réveil du volcan du ciel, d’ouest en est, pour une fois mon voyage cardinal s’étend au centre des rouges des rosés des oranges du feu de deux déesses brûlantes d’amour, explosant la fin du jour.

Et après, quand tu penses que le spectacle est fini, les étoiles s’allument et pleurent des larmes de bonheur à l’infini de la nuit. C’est l’abandon des heures, emplie du grand frisson, tu te glisses dans la douce chaleur au ciel de ton lit. Dans les voiles transparents de l’oubli, tu t’endors et tu rêves encore gardée par l’esprit d’un corps invisible qui t’enroule des mille bras de son amour. 

Photos d'ouest en est : Jeanne, Ars.

Par LTDS - Publié dans : Oz Over - Communauté : une grue rouge et bleue
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /2008 17:31

Sans Jeanne, ces

mots n'existeraient pas, merci à toi, pour tes photos, tes mots et tout le bonheur que tu me donnes. 


tu regardes passer les bateaux

les larmes à fleur de l’eau

pourtant il y a tous ces gens qui sont là

mais comme tu ne les connais pas 

tu regardes passer les bateaux
comme un rêve qui est bien trop beau

ils sont chargés de poids ou bien vides

mais ils passent et le canal se ride

tu es si seule de n’avoir que tes yeux à dire

toutes ces lignes en retour du vent à venir 

alors tu regardes passer les bateaux

les traces qu’ils laissent dans l’eau

parce que c’est si beau

de laisser partir ton coeur avec un bateau

tu voyages à deux doigts du bonheur

en les regardant passer tout en douceur 

alors tu regardes passer les bateaux

même sans les voir ils sont beaux

et si tu pleures c’est que c’est bon

de t’abandonner au passage de l’émotion 

tu regardes passer les bateaux

les larmes à fleur de l’eau…
P1010379-copie-2.JPG Photo : Jeanne

Par LTDS - Publié dans : chansons
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Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 18:28

 

Je t’emporte partout avec moi, j’ai tant besoin de te sentir mon petit arc-en-ciel, là au fond de ma poche, prêt à sortir à la moindre pluie, plus qu’un rayon de soleil, bien plus qu’une éclaircie, tu es la grande part de rêve sortie de nos deux coeurs, un petit bout de bonheur à partager comme toutes les heures perdues à gagner dans la nuit des esprits.

Tu me gardes d’écrire le noir, moi qui ai si longtemps cru que d’étaler la noirceur de mon âme au grand jour pouvait m’alléger…comme si abandonner des mots allait effacer les vilaines traces de ma mémoire…alors que c’est bien tout le contraire.

Je ne veux plus faire de cauchemars.

Alors je te serre fort entre mes doigts et je n’ai pas peur de te briser puisque nous sommes deux à t’avoir inventé.

Par LTDS - Publié dans : It's Only A Paper Moon
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 17:36

Les esprits dansent car rien n’est plus beau que la montagne qui se couche au pied des étendues sauvages et le désert de s’étendre face au lièvre sans vertu qui dans une dernière course regagne l’abri de derrière le soleil. Là où dorment les éléments de la vie, ceux qui la nuit se nourrissent de repos et qui le jour égrènent de leurs traces le territoire de leurs jeux. Les esprits dansent sans être sérieux, ils prennent les transes des adieux, ils rient très fort à être tous les malheurs des vivants et des morts, sans différence ils chassent les nuages pour les faire éclater de pluie, de rien, de comme ça leur chante à faire le bien du mal tout en riant. Les esprits dansent depuis le jour couchant, ils s’animent alors doucement, sortent de la cachette de leurs faux corps et puis s’appellent pour faire la fête dans cet endroit qui est partout. Ce soir peut-être chez toi, va savoir ? ou alors était-ce hier lorsque la statuette sur la cheminée a bougé de son ombre pour mieux s’envoler quelque part vers le nord magnétique inversé des deux pôles…

Mais non ! 

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Les esprits n’ont pas de boussole, ils ne sont pas errants non plus, ils savent le chemin le plus court pour arriver car l’itinérance n’est pas leur destin, ils vont comme tu vas, dans cet unique endroit différent à chaque fois, simplement toi tu ne les vois pas, tu les imagines dans les flammes du jour qui se couche derrière la montagne.

Et le lièvre qui court jusqu’à chez lui, sait bien que la nuit il faut laisser la place aux esprits pour qu’ils nous libèrent de tout souci lorsqu’en dormant dans un soupir nous les entendons rire… Comme je t’entends.

 

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /2008 17:47

 

L’igloo(1)

 

Volodia ouvrit les yeux, tout était blanc autour d’elle, perdue dans un immense lit, elle étendit les bras de chaque côté et en croix, elle se mit à parler à l’ange qui ne l’avait jamais quittée. Alors pour la première fois, il lui apparut, il avait les traits d’Alfina, les yeux noisette en amande, la gourmandise de ses lèvres rouges entrouvertes sur son sourire croquant de vie, les joues vives et rebondies d’une fleur de printemps qui s’exhale sous la douceur du vent, son corps tendre de souplesse, ses petits seins pommes d’amour qui s’agitaient en suivant les battements de ses ailes…

Volodia tendit la main vers elle mais la vision s’échappa en longues traînées bleues par la fenêtre. Elle se leva, son corps nu frissonna, les steppes s’étendaient à l’infini, une ourse blanche promenait ses petits et entre deux grues d’un autre âge, une fumée orangée s’échappait par la cheminée d’un igloo. Un sourire se posa sur ses lèvres.

Elle glissa une main sur son ventre, elle avait faim, son regard s’attarda sur son pubis car trois petits poils avaient poussé, elle en déduisit qu’elle avait dormi durant trois journées. 

Elle s’enroula dans le drap blanc, ne sachant toujours pas où elle était, arrivée devant la porte sertie de coquillages, elle perçut les échos d’un dialogue dans lequel elle reconnut la voix du maître et celle de Mme Fontanelle, elle actionna la poignée mais en vain, elle était enfermée.

Comprenant le danger qui la menaçait, elle entreprit (bénissant son père de le lui avoir appris en ancien évadé des corps célestes de l’esprit…) de nouer en corde tous les draps qu’elle put trouver puis elle ouvrit la fenêtre et descendit en rappel sur le mur de glace. Une fois les pieds touchés du sol gelé, elle se mit à courir jusqu’à l’igloo…

Il était temps, elle était prête à se briser en mille morceaux, un feu de déesse brûlait dans l’âtre, elle s’emmitoufla dans des peaux de bête posées à même le sol, elle grelottait claquant des dents accompagnant les grincements des deux grues qui jouaient la mélodie de « la banquise promise », elle avait reconnu l’air dès les deux premières notes…puis elle commença à se réchauffer, fredonnant la chanson qui avait bercé toute son enfance. 

Ses yeux firent le tour circulaire de l’abri, coupé au centre par les flammes sur lesquelles reposait un énorme chaudron. Elle enroula ses mains de bouts de peaux et souleva le couvercle. L’odeur l’envahit instantanément, une soupe de homard…A même la louche, se brûlant les lèvres, elle ingurgita la moitié du délicieux breuvage comme une sauvage (d’ailleurs à la  voir, vous n’en n’auriez pas dit autant…)

Puis enfin repue elle se laissa abandonner l’œil sur les parois de l’igloo, des textes étaient gravés qu’elle se mit à lire et sous les mots enlacés de deux mains amies se tissa au fil des lignes la plus belle histoire d’amour qui fut.

 

Extraits Choisis :

 

La douceur de tes mots soulève mon cœur, je t’emporte de mes mains aux mille caresses dans le paysage de mon corps, découvre-moi, respire le souffle de notre amour, parle-moi encore […] Mes  lèvres se posent partout où tu t’offres à moi, elles glissent et s’ouvrent gonflées de tes courbes baignées par la rosée […] elles se posent là où j’aime te parler, au creux de tes pensées les plus profondes, là où gronde la source de ton plaisir, tes doux gémissements m’envolent le long de mes paroles pour toi rien que pour toi dans le secret de sous les peaux […]

 

Volodia n’en pouvait plus, ses doigts couraient partout sur les écritures, elle brûlait à présent d’une fièvre exaltée, tombant les peaux elle se plaqua contre la paroi glacée de l’igloo et entreprit dix mille tours jusqu’à s’écrouler épuisée…

Par LTDS - Publié dans : Volodia Sminervovna
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /2008 17:36

 

Epuisante anarchie qui m’oblige au calvaire, des heures durant, au rangement de quelques affaires sans importance, alors que celle à la grande aurait du être la seule à laisser traîner et habiter l’espace où je vis restreinte, justement de ce désordre partout : des sentiments, des afflictions, des affections, des sources de plaisir, des piles de papiers sans fin, à sortir du toit pour toucher le ciel, des rires et des larmes pour trois fois rien, qui passent et repassent, comme les rushs d’un film de série Z.

Je cherchais quoi déjà ?

Permets moi désordre intérieur qui se reflète partout autour de moi, de prendre quelques instants d’écriture. Je ne vais embêter personne quelques quarts d’heure, au moins deux…que faire de quinze minutes à moi toute seule après des heures consacrées aux choses. Les choses. Mes choses comme tout un chacun possède sauf que les miennes sont en bordel. (c’est plus juste ce mot que bazar parce les bazars sont beaux dans leur disparité, ils enrichissent les sens et se font mêler toutes sortes de personnes à l’improbable rencontre si ce n’est … et … ).

Je cherchais le temps d’avoir un instant clair autour de moi.

Un moment à savourer d’avoir retrouvé l’ordre de mes pensées, d’avoir su classer les priorités et que mon œil reposé puisse apprécier en caressant l’état parfait de propreté.

Allongée distraitement sur des cousins d’or et d’argent, je pianote les mots sans fin, j’ai accroché quelques photos dans mon cœur et je me laisse porter en douceur, les choses reprendront demain, pour l’heure je les laisse seules à se morfondre dans leur coin… Et je regarde ailleurs…

Par LTDS - Publié dans : au delà des mots...il y a... - Communauté : Les Temps Du Signe
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