Samedi 10 novembre 2007

J’ai lu Petite Momie…alors je me relance dans mes souvenirs.

 

Vous auriez aimé ma mère si vous l’aviez connue. C’était un être pathétique. Je ne sais pas trop ce que veut dire ce mot.

Elle n’était ni grande, ni frêle, ni décharnée lorsqu’elle était vivante et heureuse. Elle était toute petite, ronde avec des tâches de rousseur, un petit nez à fossettes retroussé et de grands yeux bleu clair tout pétillant.

Charpentue comme une robuste fille de la campagne et des poumons clairs élevés à l’huile de foi de morue et puis bien sûr elle était blonde comme les blés d’Alsace.

Elle aussi pleurait toutes les nuits et le jour aussi mais pas de n’avoir pu trouver le grand amour, ni de l’avoir perdu puisqu’elle l’avait.

C’est mon père qui est parti lorsqu’il a été à bout de cette saloperie de maladie qui a défiguré toute leur vie.

Je ne vais pas remettre les notes sur ma mère en ligne parce que je n’ai plus envie de tristesse et de mauvais souvenirs.

Mes frères lui ressemblent…et leur blondeur me fait pâlir d’envie. Leur candeur, plus trop leur insouciance…enfin plus trop maintenant qu’ils sont grands et indépendants mais quand même ils sont toujours là, à laisser tomber leur chez eux pour courir morte flamme au secours de la vieille dame qui autrefois les éleva au royaume des lettres et de l’alphabet. Je dis celle-là, je dis aussi toutes ces personnes que je ne connais pas et qui au hasard d’une rencontre me reconnaissant pour eux me remercient en lieux et place.

Alors je rougis.

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Mercredi 7 novembre 2007

 

 

Aujourd’hui je me laisse recouvrir par une immense vague de lascive fatigue, ce n’est pas désagréable, au contraire cela me fait du bien, de ne rien faire, de ne rien penser, de ne pas lutter contre finalement des futilités.

C’est mon bien-être qui importe et il importe que j’écoute un peu plus ce foutu corps avec une tête à l’intérieur de laquelle il y a moi d’abord. Ce grand bout de moi qui prône la paresse, qui n’a qu’un seul désir : celui de se laisser glisser, emporté par la douceur de son plaisir : dormir.

Couper le moteur et partir la machine en roue libre, descendre de la froideur des hauteurs pour finir la course dans l’épaisse chaleur…d’une vallée bordée de millions de moutons, tout cotonneux de leurs nouvelles toisons et qui me berceraient de la musique bêlée (!)

J’ai le coup d’automne.

Celui qui frissonne des pieds jusqu’aux…(ô…que l’on me pardonne, je bâille comme une cloche que l’on sonne…) oreilles, oui ! mes oreilles, encore aujourd’hui j’en parle. Elles se tassent entre deux oreillers et qu’entre elles deux s’installent le vide d’une symphonie pastorale, le silence d’une piste noire, un trente-trois tours sous les étoiles d’une nuit sans fin. Et que les rues débordent, mon lit flottera à tout jamais sur la rivière bleutée de mes pensées ensommeillées.

Et puis après, après cette hivernation avant l’heure, à Noël nous ferons l’amour devant la cheminée éteinte…parce que toutes les bûches auront été brûlées pour garder au chaud le foyer de mes rêves…

 

(j’ai mis un n°1 parce que ce n’est pas fini…mais pas le courage d’écrire le fond raclé de la cave de mon esprit trop…trop…trop bien fatigué)

Par LTDS - Publié dans : LTDS
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Mardi 6 novembre 2007
la-joliette.jpg



Jeanne, je ne sais pas ce qui s'est passé...mais depuis que tu es passée : regarde, elle tremble...et d'ailleurs impossible de mettre à plat ses émotions...Ah ! Merci Jeanne...parce que là c'est vraiment "ma" grue...et puis tu as risqué ta vie pour prendre cette photo !! 
Bon... je vais voir ce que je peux faire...

Par LTDS - Communauté : une grue rouge et bleue
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Lundi 5 novembre 2007

 

Je t’aime, j’ai des mots brûlants sur les lèvres, des larmes d’amour plein les yeux, je t’aime dans la force trouble d’un paysage de mer bordée d’étoiles. Je déroule mille kilomètres d’un tapis rouge sang pour arriver jusqu’à baiser tes pieds. Dans un nuage de brume bleutée, sous la garrigue ensoleillée, en passant par la Camargue de nos cœurs sauvages, je vole au passage un morceau de liberté à déposer au creux de ta main, à enrouler autour de ton sein ; le fil de mes pensées à te couvrir de la douceur d’un soir d’automne, à faire rougir et pâlir les plus belles feuilles sur l’arbre penché à la fenêtre de nos amours.

Je t’aime dans un souffle, si long, si étroitement lié aux flammes qui t’animent belle dame, en communion de nos esprits, entre le touchant invisible et le toucher impossible, que je brûle de toi à en avoir la tête qui tourne au son de la grue rouge et bleue qui bat la mesure juste pour nous deux.

Je t’aime dans un rêve inconscient aux frontières de la folie folle des mots que tu me fais écrire, sans les cacher, sur les cahiers, sur l’écran blanc, à l’encre orange, aux volets bleus qui tournent au firmament de ton sourire, à l’image d’une femme enfant, je t’aime dans mes quinze ans…de la liberté retrouvée, celle de pouvoir rêver. 

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Dimanche 4 novembre 2007

Je suis une fuite. Je suis une passante qui fuit l’intransigeance, je suis l’éphémère d’un coup de pied au derrière, d’une claque, de la dernière baffe de mon père. Non ! Je n’arrêterai pas d’écrire, je rattrape des années de silence. Un jour j’écrirai un livre…oh… dix pages, dix lignes, dix mots et je lui enverrai, là bas en Hérésie (ce n’est pas celui-là de pays parce que l’autre le vrai n’existe plus…alors comment l’appeler, si ce n’est là-bas) dix lettres ou même rien que cinq : Merci. Et j’ajouterai, je n’ai pas eu besoin de me marier pour changer de nom…

C’est terrible.

Je me fais une crise d’identité. Il ne manquait plus que ça.

Et si internet passe par les paraboles…et bien…et bien…que soient lues mes paroles !

Un prêté pour un rendu. Un vomi pour mes frères et sœurs semés aux quatre  coins de mon cœur. Oui ! Enculé de ta mère !!! nous avons le même père.

Je me déliquéfies en grossière Aslé qui en ce moment voit tout de travers. Demain j’aurai honte, honte à ne plus jamais écrire.

Je me fais un suicide collectif de tous mes mois par tous les mots que j’ai appris. Je me purge de la vidange des dix mille kilomètres, aller retour compris. Et Aslé en bonne Indienne survécut sous la réserve du grand totem… Mince ! Je suis entrain de sourire…Parce que ce matin en me réveillant je me suis sentie éléphant et que mon gros problème fut de savoir si j’étais d’Afrique ou d’Asie, alors en touchant mes oreilles, j’ai rêvé de Dumbo, j’ai une oreille décollée, allez savoir pourquoi ? C’est sans doute la raison pour laquelle je vole de travers. J’en ai parlé à mon chat qui lui a une oreille coupée, allez savoir pourquoi ? Ce chat je ne sais même pas d’où il vient  ni son âge ni rien. Il a joué l’incruste et il a gagné de ténacité sa place de Reine (oui c’est une chatte) au royaume des coureurs félidés.

Ah ! Si seulement j’avais mal aux dents. J’irais pleurer chez mon dentiste, de rage, d’une blouse blanche, d’un casque bleu et d’une peau rouge de la honte de la mort.

Mais vous ne dites rien dans tout ce silence, que les mots immobiles en gouttes de principe futile qui vous esclave l’esprit de…je ferme ma gueule sur ce coup là…

Je n’ai pas envie d’arrêter la fuite au robinet de mon esprit, comme de perdre ce sang qui ne donnera jamais la vie. Je suis grave. Tellement que je me souviens adolescente d’avoir rêvé accoucher d’un insecte et qu’il était dans une boîte à chaussures à côté de moi dans l’autobus qui m’emmenait au lycée. C’est là que je me dis qu’en fait personne ne prenait place à mes côtés. Mais forcément. Ceux de ma cité étaient déjà allés bosser.

Vive l’anarchie des sentiments et trouble la vie de ces sensations sans accord de principe, ni de pluriel abandonné…Oui ! je fusionne d’absolu, j’ai quand même le droit de rêver…parce que…c’est beau LA LIBERTE…

 

P.S : merci de m’avoir lues

 

(...)      

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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