Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /2008 18:49

 

J’ai lu un petit sondage chez Enriqueta mais il n’y avait pas plusieurs réponses à cocher et puis je me suis interrogée…

  

Alors je me fais dix points à éclaircir.

 

1. Oui, j’ai toujours eu une muse, passée, imaginaire ou bien vivante qui m’inspire, et la plus belle des muses c’est celle à qui je peux tout dire parce que si je la blesse ou si elle ne me comprends pas, elle saura toujours me le dire.

 

2. Non, je n’ai pas de muse quand j’écris des mots qui m’amusent dans ce plaisir enfantin à bâtir une construction qui…quand même tienne debout… avec sens et équilibre.

 

3. Je n’ai besoin de rien pour écrire et parfois pas même d’un crayon et d’une feuille, il me suffit de parler…à condition que l’on puisse m’écouter.

 

4. J’écris tous le temps, même quand je dors et c’est bien ce qu’il y a de plus difficile à retranscrire…c’est comme si je portais les rêves et cauchemars de quelqu’un que je ne connais pas.

 

5. Oui. J’ai commencé par écrire à ma mère. Ensuite j’ai continué pour me libérer de tous mes silences.

 

6. C’est vrai, mes premiers poèmes sont nés d’un manque à lire, je dis poèmes…enfin dans leur apparente forme, une façon de me cacher en rimes et sons…Oui, j’ai écrit des textes avec une mélodie et un rythme dans la tête, et j’aimais…

 

7. Et bien…je viens de terminer un 96 pages qui ne passera pas au montage parce qu’avec l’âge qui me pousse en écriture, je me suis attrapée des exigences…Sans doute au contact de merveilleuses plumes...

 

8. J’ai essayé d’écrire raisonnablement, de m’imposer un emploi du temps…Mais c’est comme la vie, ça ne s’impose pas par avance, ça se prend comme ça vient… et finalement je comprends enfin cette thérapie écritoire lue chez les autres parce que me laisser déborder annihile mes angoisses. De l’accepter et d’avoir toujours les deux pieds sur terre.

 

9. J’aurais voulu être peintre…si j’avais été une artiste, toucher la matière et puis créer.

J’aurais voulu être bergère…si ma copine avait voulu.

J’aurais voulu être fermière…si…si…alors j’ai fait adieu au rêve de terre de ma mère.

J’aurais voulu être journaliste….Euh bon !!! Passez à l’ultime question.

 

10. Si je ne devais plus écrire…Alors je ferais ce que j’ai toujours fait : me taire.

 

Par LTDS - Publié dans : Oz Over
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 18:03

 

Une photo déchirée.

Une photo de ma mère et moi…je ne sais plus pourquoi, mais si je m’en souviens c’est que je revois ma mère la recoller avec du scotch, je l’avais mise dans une boîte d’allumettes.

Les boîtes d’allumettes, les allumettes, les briquets, les paquets de cigarettes, les cigarettes, les sachets de pétards, tous mes trésors, toutes mes boîtes à secrets, les billets d’étrennes enroulés à l’intérieur des stylos, ma collection de pièces d’un franc à glisser dans les fentes des machines à surprise et mes discours d’homme politique avec en guise de micro le pied du séchoir avant d’aller chez le dentiste parce que je m’étais lavée les dents…le casque tout seul c’était pour faire le cosmonaute et les palmes et le tuba de mon père dans la bassine au milieu de la pelouse c’était pour apprendre à nager comme lui.

Avec mon frère Jules c’était le catalogue de la redoute aux pages soutien-gorge et les jeux à deviner les yeux fermés les objets que l’on se glissait sur la peau…et…lui…lui je l’aurais tué parce qu’il lui suffisait de pleurer pour tout avoir.

Une photo.

Une photo de ma mère avec Jules sur ses genoux et qui pleure…

Une grande vague de souvenirs.  

J’aurais du pleurer sur la photo et peut-être que je ne l’aurais pas déchirée.

J’aurais du pleurer mais j’étais trop fière d’être la fille de mon père.

 

Une photo que j'ai

de Jules et moi

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /2008 17:29

 

 

 

L’éléphant ne voulait plus avancer, Sorowinani avait beau le charmer de toutes les divinités qui l’attendaient à leur arrivée, il faisait la sourde oreille aux paroles de l’enfant. La fatigue de ces cent soixante-quinze dernières années venait soudainement de s’abattre sur son dos et il sentait bien qu’un pas de plus en avant, il s’écroulerait… alors la fille de Trocétropita serait prise dans les poussières du désert.

Que faire ?

L’éléphant jusqu’à présent n’avait jamais fait marche arrière, de la lune à la terre, de la dune à la mer, de la fortune à la galère, de la plénitude à la guerre…et il en passait dans sa mémoire, des courts et longs métrages de souvenirs de voyage. Il savait que celui-là serait si différent d’être le dernier, qu’il en avait peur de ce repos au palais des rêves bien mérités…et pourtant il était épuisé, là, à mi-parcours, alors que la première partie du chemin il l’avait tracée d’enthousiasme et même de grande vitesse tant il était pressé.

Il faisait un blocage, un spectaculaire arrêt sur image, sur la sienne…

Sorowinani pleurait à présent, à bout de mots pour convaincre d’avancer l’éléphant devenu statue de pierre, enfermé dans ses pensées monumentales de qui il était.

De ses larmes se perdaient les bleus flous délavés, elle voulait tant que l’éléphant atteigne les rives du bonheur. Pourquoi n’était-elle qu’une petite fille et pas un oiseau géant pour le soulever et l’emporter à travers les nuages ?

Elle se laissa glisser le long de l’oreille de l’éléphant, elle devait faire quelque chose, ses pieds nus allaient toucher le sable et le sort qui désormais l’attendrait : celui de ne plus grandir, ne l’effrayait pas car d’enfreindre la coutume ancestrale, celle de ne fouler le désert que sur le dos du plus âgé des éléphants de toute la terre pour la fille de Trocétropita perdait tout son sens si elle ne pouvait conduire l’éléphant au paradis.

L’éléphant perçut la faible fuite du poids de l’enfant comme une plume s’envolant et ce fut au vol que d’un coup de trompe il la rattrapa, juste à temps, de ce temps dont on ne revient pas.

 

« Qu’aurais-tu fait ? »

 

« J’aurais marché jusqu’au bout et en pleurant mes larmes auraient creusé une rivière pour te porter. »

 

Alors l’éléphant reprit sa marche et en souriant lui dit :

 

« Je ne sais pas encore nager. »

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /2008 19:48

 

Je cherche à lire et je soupire de mon oeil qui n’accroche que des mots à mourir…de l’ennui de gouttes de pluie qui n’en finissent pas de m’endormir. J’aimerais un soleil à écrire, un rire pour trouer le silence, alors je m’offre un souvenir, tout chaud, tout vivant et qui me fait rougir comme tout ce qui me traverse, m’atteint, me paralyse et puis…me laisse partir en mots ou sans, mais avec ce plaisir de quitter l’aquarium absent de l’eau visible, aux parois en trompe-z’yeux d’une pluie d’été qui calmerait une canicule bien méritée, ces fausses trombes mais incessantes et qui me berceraient à l‘infini si je n’avais dans l’oreille ce trouble de mots vieux d’hier.

Perles d’eau fuyez tous les carreaux, courrez à l’assaut de m’éteindre car je boue en ruisseau dévalant la montagne frissonnante des voiles du désir, je suis le bateau voilier blanc de tout courant, portez-en moi tous mes rêves de partir…

Et c’est là…à dix-huit heures cinquante-deux (heure à rapprocher de celle de la marée) qu’enfin les fenêtres se taisent et qu’entrouvertes laissent apparaître le chant d’oiseaux terrestres. Nous n’étions pas seuls dans ce faux chaos.

Mon souvenir peut enfin s’ébattre, s’abattre, se dérouler depuis la pente d’herbes mouillées et se grandir d’une journée…d’une journée à peine de ma liberté retrouvée.

Mais c’est un si grand bonheur aussi.

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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /2008 10:41

Aslé s’en était finie, de son prénom aussi, de ce rêve de mer bleue, plus de chemin où poser les yeux, un immense mur blanc, devant, derrière, tout autour, prise dans la prison circulaire de la raison, enfermée dans l’écho des derniers mots qui bourdonnaient baisers d’écriture, plus que de la tristesse, une grande déchirure intérieure la laissait statue sans vie sans âme sans souffle et surtout sans l’espoir. Cet espoir qui vous accueille le matin, qui donne la force aux rêves d’avancer, s’était envolé en miettes de lettres, en grande muette d’éternité.

Aslé s’en était allée, tous les petits bonheurs aussi, l’arc-en-ciel s’était éteint pour toujours, la magie n’existerait plus parce qu’elle avait fini de croire aux fées.

Et ce fut l’esprit touché d’une étincelle d’amitié qu’elle parvint à s’évader de la prison de pierre qu’était devenu son corps pour s’asseoir quelque part sur un banc et méditer les accents du vent de l’été avec des inconnus des quatre points de la planète humaine.

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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /2008 18:48

 

Par LTDS
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /2008 18:04

 

Là, dans le paysage de nos deux corps à inventer, sous la Lune étoilée d’une pluie chaude et douce de nos baisers, là, sur ta peau mon amour la caresse d’une plume sur le velours…et tout tourne dans ma tête, j’accroche ton regard vers le ciel, tes mots palpitent dans les turbulences de mon coeur, je ne peux plus me détacher de tes yeux, je sens tes mains prendre les miennes, je sens le silence de ta présence, le souffle long qui nous enlace et le miroir n’est plus que la glace à refléter le temps qui passe si loin de nous…Ensemble nos ailes battent du même élan, nous sommes l’oiseau, la colombe blanche qui nous emmène là, là où tu sais, où naissent les frissons de la tendresse, où grandit la passion maîtresse des émotions, où est-ce l’inverse où tout s’emmêle les sens…là où s’écoulent les larmes du plaisir de se dire encore et toujours dans cette langue si belle de ne jamais s’écrire…là…de l’autre côté…dans le paysage qui nous chavire de nous aimer

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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /2008 18:09

 

Je me sens drôle d’animal, je me sens girafe rampante jusqu’aux larmes d’une oasis venue du ciel. De mes pattes étalonnées étalées sillons du sable du désert naît la route pour l’île de silence… pour être figurative en alternance…

C’est vrai j’ai traversé toute l’Afrique peuplée de cris fulgurants, d’acoustique délirante de musique en direct du fin fond de la savane, mais c’est en cet instant précis que tel un dromadaire je dépose les genoux au sol, et le long de mes pattes entrées en symbiose avec une colonie de fourmis chatouilleuses je me fais pleurer de larmes d’écrire.

Je suis une girafe fatiguée à croquer toutes les étoiles qui brillent dans le regard de mes yeux saltimbanques et mes phalanges d’innocence plongent dans tous les bleus et rouges au hasard de mes touches. Je découvre, me découvre, je recouvre, je joue, je m’amuse, j’use et j’abuse le cou tendu vers l’effet inconnu.

Je frioule aussi beaucoup de cette mer à traverser, je suis une girafe qui aime voyager… plus loin que le zoo…d’Aubervilliers… et la mer de sable où je faisais mes premiers rêves de liberté ne me fait plus crier rien d’autre que l’appel de mes deux pieds à fouler la terre, le sol vierge de mes années de douce captivité…Hum…je suis une girafe un peu autruche aussi…! Imagine jusqu’où j’ai pu plonger parfois pour me cacher.

Alors…

Je suis une girafe qui nage, qui a tué toutes ses habitudes mais qui t’aime même quand elle est fatiguée petite tortue, tordue de l’océan indien dans le plexiglass de ses pensées…Je souris…

 

(mais pourquoi j’ai coupé la photo !?)
 

 

…pourquoi comment…

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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 19:48

Le droit…mon sein droit, un peu plus droit, un peu plus fier je crois, moins à l’endroit.

Mon sein, le droit, la moitié de moi, un peu tout droit mais je ne sais pas.

Le droit d’aimer pour dire au gauche qu’il n’a qu’à bien se tenir.

Dialogue de seins photographique mais sans le coeur il n’y aurait pas eu de soupir… de  sourire… parce que la balance de la peau n’est que détail face à l’avenir.

Tu vois mon sein sait tout dire.

Même les mots que je ne peux pas écrire.

Par LTDS
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 18:08

 

…ta voix comme dans le vent de la mer est le puzzle du son des mots à assembler à la vitesse éclair de mes pensées.

Longtemps après, de mon silence surgissent les phrases, une petite plume qui flotte attachée à un fil et que je tire pour de nouveau t’écouter et enfin te répondre la musique qui se joue au fond de mon cœur.

Une plume pour une caresse, un mot pour un sourire et tout se déroule de l’eau. Sur les vagues, le bateau blanc c’est ton regard qui s’étend à l’infini du temps, tu bouges, tu te déplaces immobile et c’est toi attachée à mon fil qui me fais retrouver le goût d’aimer écrire tout ce que je ne dis jamais.

Cette envie qui naît doucement, balancement, oscillation, ce bateau blanc qui s’approche, qui s’éloigne, les vagues sur mes pieds qui vont et viennent, caresse de la nature et ce ciel d’azur découpé du rouge des bougainvilliers dans lequel mes baisers se perdent.

Le désir ne s’écrit pas, c’est une onde invisible qui palpite en moi, un papillon qui grandit ses ailes, là dans mon ventre. Alors je me déshabille, j’ôte tout ce qui gène, empêche, dénature la grâce du mouvement, je veux être libre de m’ouvrir à la lumière, au soleil, de marcher nue, les sens frémissant de mes seins qui s’irisent à l’air entre mes cuisses qui se glisse rosée du matin d’une première nuit d’été. 

Sous mon calme apparent, fondu dans les éléments, mon cœur bat vite et fort en soupirs, j’ai le corps intérieur rougi de mes pensées pour toi lorsque j’entends le souffle de la chaleur de ta voix.

Dans mes silences, je rêve de ta main, de tes lèvres lorsque tu parles et de baisers, de baisers doux dans ton cou, ton cou…et puis partout.

Par LTDS - Publié dans : au delà des mots...il y a...
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