Samedi 9 mai 2009

Voici voilà ma participation au Défi n°2 de la Ruche.

Merci à toi, Abeille50.



au nom de l’amour

elle épousa un troubadour

à l’œil et menton de velours

 

au nom de l’amour

elle quitta pays de sa cour

pour du monde faire le tour

 

au nom de l’amour

elle prit soin de ses atours

le défendant fou à la tour

 

au nom de l’amour

elle décompta tous les faux jours

lorsqu’il partit seul en séjour

 

au nom de l’amour

elle prit la force en son retour

baignant l’enfant de ses mamours

 

au nom de l’amour

elle éloigna tous les vautours

se gardant sienne au troubadour

 

au nom de l’amour

elle attendit l’heure à son tour

libre à la chaîne pour toujours

 

au nom de l’amour

à l’œil et menton de velours

l’enfant doux partit à son tour

 

[…]


les ans passèrent les murs sourds

et de la porte aux battants lourds

la prison s’ouvrit au nom de l’amour




Par LTDS - Publié dans : chansons - Communauté : Ruche de beaux mots
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Mercredi 6 mai 2009

 

 

Elle dépose sa prison de fer au pied de l’arbre et dans les reflets de l’eau calme de l’étang, baigne les blessures infligées par l’armure.

Elle s’abandonne à l’onde comme à des bras, comme elle s’abandonnait aussi parfois en écrivant.

Certains jours, l’armure s’effaçait d’elle-même, son corps battait la mesure avec le temps, il se dépensait de choses belles,  son âme pouvait alors respirer, la laissant s’abandonner aux rêves.

La Lune innocente jette des regards d’étincelle au pied de l’arbre, faisant naître des étoiles sur la carapace inerte, le cygne noir lui se perd sur le miroir, il nage libre, confondu à la nuit.

Certains jours, l’armure s’effaçait sous les caresses de l’amour, alors son corps battait à la mesure de l’autre et son âme disparaissait dans la chaleur de son cœur.

Elle flotte à présent, au milieu de l’étang, l’air est si doux du songe de l’été, qu’un souffle à l’oreille vient lui murmurer qu’au pied de l’arbre, elle trouvera la robe bleue tissée par les elfes d’une fée.

Certains jours, l’armure s’effaçait pour une robe de bure, alors ces jours-là, elle pleurait de n’être personne, qu’une couleur fondue au vide d’une compagnie de soldats tristes.

La peur soudain la gagne de ne plus retrouver l’armure au pied de l’arbre. Elle commence à s’agiter si fortement que l’étang connaît ses premières vagues. La marée devient si violente qu’elle emporte la cage désarticulée.

A l’aube, sous les premiers rayons du soleil, elle regagne la berge, mais rien ne l’attend, ni armure, ni robe bleue. Elle se retourne, l’étang n’est plus qu’une flaque au milieu d’un champ de boue.

Alors de la boue, elle s’enferme à nouveau… ne sachant pas encore, qu’enfin elle se délivre, offrant sa confiance, simplement au soleil et à la pluie.

 

                                                                                                     Asl&

Par LTDS - Publié dans : au delà des mots...il y a...
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Mardi 28 avril 2009

Au jardin de l’élégance poussaient des tulipes de cristal et longtemps elle retint de la main le cri prêt à se lancer dans un contre-ut de vérité. Ca n’existait pas.

Et pourtant si, il suffisait de se réveiller un matin, les rêves brisés avec aux lèvres l’amertume d’un jour, de tous les jours, ces jours d’avant, une friche d’habitude, de solitude aux vicissitudes d’un monde gris.

Permettez-lui d’être triste, sinon passez ses lignes car elle se broyait un énorme cafard et qu’elle n’avait rien trouvé de mieux pour le digérer que de se parler sur un écran.

Que s’était-il passé qui l’eût déglinguée de si vilaine manière ?

La raison était incertaine car le corps avait bien trop bon dos pour encaisser encore une fois le fait d’être la source de tous les maux.

Puis elle se mit à sourire béatement, car qui était-elle finalement, à part un sac usé de mots rafistolés…et elle s’envoyait des images sous le crâne de plus en plus noires mais qui étrangement la firent s’éclater en rires énormes. Ce fut pliée en deux et les yeux noyés de larmes qu’elle éteignit l’écran pour aller arracher quelques pissenlits au jardin perdu dessous les brumes…

Par LTDS - Publié dans : Les averses du temps
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Vendredi 24 avril 2009

 

Ma participation au nouveau jeu d’Enriqueta 



O
n entendait voler le souffle d’un doute

un si léger murmure

on entendait

le silence juste avant la déchirure

se perdre entre le passé et le futur

 

On entendait voler le souffle d’un doute

un si léger murmure

on entendait

se dessiner sur la page si bleue d’azur

les mots immobiles d’une fêlure

 

On entendait voler le souffle d’un doute

un si léger murmure

on entendait

le sort se délier d’une invisible blessure

l’encre tracer sa délivrance d’une rature

 

On entendait voler le souffle d’une plume

 

                                                                                           Asl&

 

Par LTDS - Publié dans : It's Only A Paper Moon - Communauté : Les Temps Du Signe
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Jeudi 23 avril 2009
Par LTDS - Publié dans : entre musique
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