Avec l’amiral nous étions là assis, lui son rosé et moi mon éternelle tasse de café et entre nous deux les cubes de fromage aux questions. Mais avec nos trois neurones réunis nous nous sommes assez vite lassés…Alors on a parlé d’elle, celle qui venait de mourir, pour une fois que nous avions une mort, un mort, une morte qui nous réunissait.
Je ne me suis pas enfuie en replongeant dans le frigo à la recherche d’une nourriture sans parole, comme des anchois bien pimentés ou une vieille merguez emballée dans du papier d’alu. Non ! Je me sentais bien à cette table.
Je ne peux pas à vous, vous parler d’elle de la même façon qu’à l’amiral puisque vous ne la connaissez pas. Je l’avais déjà fait quand même un peu pourtant, je ne sais plus où, ou bien à qui, c’était juste pour dire qu’on ne vient pas que de ses parents, on vient aussi de tous ceux qui nous ont aidés à grandir… il reste encore ce texte, un peu enfantin je trouve maintenant, mais c’est justement ça, ce qu’il y avait en elle, ce côté des mots naïfs et tout ce grave avec la mort justement…
Cette photo je ne l’ai
prise pas seulement pour l’écluse, enfin si un peu, parce que ça m’a toujours fasciné…disons plutôt que je mets cette photo ici pour cette femme, et
toutes ces femmes fortes et courageuses qui ont su en plus de leur propre bateau, faire avancer ceux des autres et toujours…toujours avec de l’amour.
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