Samedi 4 juillet 2009

Je l’aime.

Je marche nue de l’ombre au soleil et du jour à la nuit. Je ne me souviens plus du corps de mes vingt ans ou bien alors c’était quelqu’un d’autre cette jeune fille sylphide et transparente.

Je vais d’une pièce à l’autre, d’un miroir fané à celui qui reflète la douceur trouble de cette femme qui est devenue moi et qui parle à ses seins comme à ses enfants en leur pardonnant d’être si différents.

Et si quelqu’un sonnait à l’entrée, quel profil offrirais-je dans l’entrebâillement de la porte ? A cette idée ma poitrine se redresse comme un seul homme.

Je me regarde en face, en pensant à celle à lier au ciel de mes yeux.

Il est déjà midi. Il fait si chaud. Je m’allonge sur le capot de la voiture dans le garage en m’imaginant à la proue d’un bateau.

C’est que je suis folle parce qu’une vague vient de me lécher et qu’en se retirant elle m’a laissée toute mouillée.

Je me surprends en pensant à celle à lier au ciel de mes yeux.

Cinq heures à la cloche de l’église, allongée sur le tendre gazon, les aiguilles du sapin me tombent en pluie tiède sur la peau. C’est le vent qui me souffle les mots. Il parle en écartant les ombres de la pudeur et je frissonne de marées d’équinoxe sous mes paupières closes.

De mes lèvres s’échappe un doux soupir venu du profond de l’amour.

Le soleil tourne jusqu’à la mer se coucher de rouge et de bleu mêlés. Sous la Lune, exaltée par ces milliers d’étoiles, je m’abandonne offerte aux chaînes de l’inconnu.

Je m’attache à celle à lier au ciel de mes yeux.

Il fait jour.

Dans le jardin de l’île verte endormie, j’enlace l’arbre de ma folie, en pensant si fort à celle à lier au ciel de mes yeux, que ce sont ses seins contre les miens qui me pénètrent.

Je l’aime tellement si fort celle à lier au ciel de mes yeux.

Par LTDS - Publié dans : Un Nouveau Jour
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Dimanche 21 juin 2009

Dans la cabane de la vie, il y a des jours entre les planches qui se distendent de plus en plus.

Ma vie n’est pas un manège, c’est une cabane au fil du temps qui se désagrège. Une nuit, je n’aurai plus que le ciel pour toit, les étoiles seront le plafond de ma chambre d’enfant, mais ce n’est pas une histoire triste parce que j’aurai vécu et que j’aurai aimé.

Mon amour, ma vie je les déposerai dans les coeurs qui m’auront portée jusqu’au bout, de loin ou de près. Quelle importance les distances ? Le spatio-temporel ? Les seuls repères qui comptent ce sont les battements des ailes qui palpitent dans la cage ouverte à l’autre.

Je t’aime. Tu as mis des roues à ma cabane, avec toi j’avance, je vais et je vis de nos sourires, je sais la chance que j’ai, tout ce soleil que tu me donnes brille dans mes yeux et je pose du bleu sur le noir et je ris des épluchures d’une pomme de terre…mais je t'aime.

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Vendredi 19 juin 2009

 

Une tempête se préparait.

Depuis quelques jours, tous les éléments, qui s’accumulaient point par point, venus un peu de partout, désordonnés de coordination, parfois brouillon d’averse, commençaient à prendre le parfum  fatale de l’union des colères qui déclencherait, bien au delà du remous, la Vague…celle qui n’épargnerait personne, celle qui va et puis revient.

Asl& sentait bien que l’armée de ses âmes ne ferait pas le poids, elle avait beau passer ses nuits à imaginer tous les scenarii possibles et les plans de contre-attaque… après la bataille, il y aurait les gazelles éclopées, et celles aux yeux tendres qui partiraient emportant enfants et bagages…mais si seulement la statue pouvait être décollée de son socle.

Asl& soupirait, elle aurait tant aimé rester dans sa bulle de poésie, c’était cet air qui la nourrissait et la faisait vivre.

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Vendredi 19 juin 2009

 

Je vous épargne la première « insurrection » d’Asl&…

Cette fois, Asl& était au coeur défendant d’une gazelle comme elle, honteusement salie et qui appelait à l’aide, elle, et tous ceux qui se taisaient meurtris de la peur des représailles aussi.

Seule elle s’abîmait si fort dans ses cris, que tous les ami-mots de la savane se réveillèrent de la vieille douleur qui unit.

En ce deuxième jour de grondement, ce fut l’annonce par la lioncerie nationale d’une tentative de conciliation (le passé cette fois ressurgissant trop fort) qui gonfla les poumons de l’histoire qui ne se répèterait pas.

Les gazelles aux lunettes noires de soleil signèrent entre elles au soir leur pacte sur le  parking maudit…

 

…pause sourire…

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Mardi 16 juin 2009

 

 

Soir


Chercher le calme, oublier cette journée et celle qui vient demain, penser le bleu, penser l’or de tes yeux…sourire, écrire et que m’importe toutes ces choses que l’on pourrait me reprocher, je ne suis pas la perfection, ni la soumission de mon temps pour paraître ce que je ne suis pas, je n’ai pas de preuves à donner, mon travail ne se compte pas comme ça, d’ailleurs il ne se compte pas, il se donne comme je suis…


Matin


Il était une fois une fav’ouille

qui apprenait à plonger à des grenouilles,

à chaque première leçon elle était morte de trouille

elle se faisait alors grosse comme une citrouille

les batraciens rouges et verts hoquetaient morts de rire

puis plongeaient à qui le mieux pourrait savoir lui dire

l’effet ressort du nénuphar sur la plume à écrire

et la fameuse spirale des sons sur l’eau vive à se lire.


Soir


J’ai le ciel du Mont-Saint-Michel sous les yeux,  j’oublie les voix de mes deux amies les gazelles, j’avance dans la mer, toutes les horloges sont folles ici, mon esprit enfin se délie du plancher des vaches du parking maudit, je suis fav’ouille de ces bleus posés sur le coin de la table de la cuisine, j’oublie et j’oublie, je me souviens de toi, toujours là, j’ai du faire ton prénom à la place du code arc-en-ciel, je souris, et tout se mêle, je suis qui aime te suivre à mots de velours…


Matin


Je t’aime.



Soir

photo la poste...et Jeanne

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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