Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 17:38

 

Que la vie me pardonne, qu’elle me pardonne cet hier de quelques heures en arrière, ce goût pour rien que celui d’entamer mon futur et bizarrement de me croire éternelle. Que ma mère me pardonne, qu’elle continue toujours à me répéter dans cette allée de supermarché, ces quatre mots d’il y a quinze ans ou vingt…enfin pas plus, non je ne crois pas. Ces mots qui m’ont déboulonnée, la vérité sort toujours de la bouche des mamans, celle qui blesse, qui touche justement parce qu’elle vous connaît, elle vous a faite, pas pour être à son image, une mère ce n’est pas dieu, c’est plus, elle sait, enfin pour moi elle savait. Ô oui que ma mère me pardonne, d’avoir donné hier à la vie, le plus triste reflet de moi, d’avoir remis les boulons dans n’importe quel sens pour être dans ma prison hors du temps, hors du monde, hors des autres…  « Mais quand est-ce que tu comprendras ? » C’est ce fil si fragile, ce déséquilibre à la pointe des pieds, il ne faut pas que je regarde mes pieds, c’est devant que tout avance, se construit…Que je me pardonne cet hier en écrivant ces lignes, que ma tête soit toujours sur mes épaules, que l’on puisse toujours me faire confiance…et que je me souvienne parce que je n’aime pas ces trous dans ma mémoire, ces bouts de temps qui manquent et cette honte de devoir me taire pour masquer mes absences.

Cela étant dit, écrit, formulé…mis en mots de maux dits… je ne souffre pas d’Alzheimer mais l’amiral oui et c’est sans doute la raison de cet hier funeste. Mais ce n’est pas une forme d’excuse, c’est juste une explication à la goutte qui m’a fait déborder, la goutte de l’ancre rouillée renversée au fond de l’encrier. Ancre y es-tu ? Levée du dimanche…Que les mots me pardonnent aussi, ainsi que toi, enfin surtout toi, toi qui m’aimes.

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 18:23


Défi n°21 de la Communauté « Ruche Des Beaux Mots ».tabac blond caron

Règlement IcI chez Abeille50. 

Tu es à l’aube de la libération féminine

Au jeu des sept familles tu es le rare et si précieux

Bois de fumée âcre et sèche

A l’orientale tenace subtilité

Cuir d’isobutyl quinoléine

Bouquet où les parfums ont leur secret

Libéré depuis l’Avenue Montaigne

Oublié et puis re-découvert :

Notes de têtes cuivrées

De douceur et de puissance mêlées…

 

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 08:24

 

J’avais 132 ans et je marchais sur la Lune, mes talons en chape de plomb me rappelant sans cesse que j’étais aux pieds. J’étais aux pieds, mise à pied au pied du mur et tourner autour de ce bureau devenait ma sinécure d’usure. Cette table d’ouvrages les quatre fers (pour ne pas répéter pied, sinon mon blogrank va encore monter en flèche…) plantés dans les dunes froides de la Lune, penchait légèrement du côté de la Terre. Je n’avais rien à faire que de compter mes pas à l’envers pour dépasser ce jour où la fusée était venue se poser pour m’explorer moi à travers mon univers.

J’avais 132 ans et quelques poussières, l’expérience ne valait plus rien, je tournais et je tournais, les pièces en pluie d’euros éternels tombaient sur ma carte bleue mais j’avais mal aux pieds, surtout au gauche, celui qui penchait du côté de la Terre. Il me fallait m’arrêter, ôter la chaussure et remettre ce pied sur le sable de Lune avant qu’un cratère ne m’avale jusqu’à la pointe de mes cheveux, avant que les mélanocytes ne m’abandonnent définitivement à la canitie lunaire.

J’avais 132 ans et je tournais alors orbite de mon bureau, lorsque l’idée vint à passer de poser une main sur le rebord de bois usé, cette main, la main qui sait tout de la marche à cloche-pied. Alors c’était si drôle que je riais comme une folle. Mais sur la Lune à moins d’avoir un sauf conduit délivré par le grand Manitou pour atterrir dans mon placard spatial, personne ne pouvait m’entendre. Mes rires ne dépassaient pas mon oreille interne, ne contribuant qu’à palier insensiblement mon déséquilibre…rire sans faire rire c’est comme manger des pâtes sans parmesan, c’est quand même bon…mais bon !

A force de tours et de tours, le bureau avait rapetissé, raboté des incessants passages cornés de ma main de la dextérité. Alors ce fut qu’enfin, continuant de tourner, je pus poser mon indélicat pied sur la table et de mes dents le déchausser. Oui je sais…

J’avais 132 ans et je savais que le chemin de l’écriture c’était de réussir à me débarrasser de la seconde chaussure.
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Par LTDS - Publié dans : Le Temps De Sourire
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 18:51

Sur le songe d’une nuit, perdue dans mon corps, fièvre de minute en minute, je fais le tour de tout ce qu’il reste encore à mettre en ordre, je m’échine la tête, je brûle de calculs, de formules enfin évidentes des suivantes qui viendront parce que j’ai trouvé la clé. Je ne vais pas dormir, je ne vais pas vomir, c’est une histoire de cases sur un carton rouge et bleu, toujours par dix, l’une remplie, l’autre suit encore plus vite. Durant sept heures, je suis cette einstein virtuose, tout ce que je n’ai jamais compris pousse hors de moi en pleine folie, jusqu’à ce que je sente sur mon front, le museau frais d’une petite souris qui me fait bondir hors de mon lit rejoindre la réalité, la fièvre est tombée, j’ai la peau douce et fraîche, cette impression de naître. Je pense à l’amour, comme si durant ces heures j’avais oublié, j’avais trompé la vie, frôlé la mort, abandonné toute volonté…m’être perdue. Je pense au mal du corps plus fort que tout, aux temps des cerises, je pense à ma mère, je  pense à moi enfant quand j’étais malade parce que c’est exactement pareil, vraiment. Ce drôle de goût du temps arrêté.

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 18:37

…des ordres de rêve

 

A chaque silence suivait son âme, les pas sortaient du brouillard, le cor des mots tirait la brûme et je rêvais.

 

Le train était large, un tropisme en soi, il n’allait pas vers l’avant mais sur les côtés et c’était là que je marchais sur des passerelles scabreuses, tortillant mon corps pour enjamber des bassins d’eau bouillante. Des hommes parlaient haut et fort de la grippe qui clouait un bateau qui clouait tout le port souterrain. Je me demandais si j’étais encore dans le train. En tout cas je n’allais pas tomber, d’ailleurs la barrière incandescente de la passerelle ne m’avait pas brûlé le bras,  il ne pouvait rien m’arriver, même pas de sourire pour que je perde l’équilibre. Sourire au petit homme qui m’avait pincé les fesses de l’autre côté du train, tout à l’heure derrière la porte du sas blindé qui devait ouvrir comme sur un tripot clandestin.

Tout avait commencé allongée sur une couchette étroite. J’étais arrivée près d’elle. Tout était si normal, nos orteils s’emmêlaient, les longs peupliers passaient à gauche. J’étais pieds nus et mes pieds n’étaient plus seuls.

A droite une cloison de fer avec un énorme bouton, un écran de contrôle éteint et une trappe à moitié ouverte …et devant, une largeur d’espace, des personnes, quatre ou cinq profondément éloignées mais qui parlaient entre elles.

Un garçon à la poitrine coffre-fort soudain demanda qui voulait un thé, il se mit à compter, et un café… quatre alors, et moi je tirais ma main, écartant tout mes doigts : CINQ. Il appuya sur le bouton, un homme sortit de la trappe avec un plateau…et ce fut là que tout commença à partir sur les côtés.

D’abord à droite… dans le sordide que je parvins à fuir après que le petit homme m’eut offert une fiole de parfum que j’avais déjà refusée, en mémorisant au départ l’envers des couloirs éclairés par une porte ouverte sur une salle d’eau, pour être certaine de retrouver le train, de retrouver le début de l’histoire.

La couchette à mon  retour avait une voisine sur le côté face à l’avant du train et puis deux autres en haut dont la toile pendait.

Les jeunes demoiselles du train avec une queue de cheval et un oeil bleu ciel arrivèrent d’une voix douce et nous poussèrent tous dehors, sauf le petit homme bien sûr, pour l’arrêt obligatoire du train car c’était l’heure du changement des toiles. Je n’allais jamais connaître la couleur des fleurs des nouvelles toiles et j’étais triste. A mon retour, il n’y avait plus que des fauteuils en vis-à-vis du train que je n’avais pas perdu. Et j’embrassais et j’embrassais un visage, un nez, et des cheveux qui riaient, et  qui disaient c’est moi…c’est moi…c’est moi à l’infini….

Le petit homme revint avec son parfum d’une main et de l’autre un billet nasillant : c’est vingt euros. Je plongeais dans le bleu du billet, je n’en voulais pas de son flacon.

Alors je partais, je passais à gauche. Après un pont, un homme tronc était là en statue, grave, sans parole, comme un immense panneau ouvrant sur une ville qui n’était absolument pas pour moi, qui m’effraya tant que je rebroussai chemin et descendis au port souterrain…C’est là que j’ai perdu le train, à cinq heures dix quand France culture s’est allumée pour me réveiller…

Par LTDS - Publié dans : Rêves et cauchemars
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 18:35

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Par LTDS - Publié dans : entre musique
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 17:15

pilou.jpgMoi je passe quelque part entre des nuages, il fait froid, il fait faim, et puis d’un coup il fait tellement plus que tout ça, tellement fatigue, tellement serpillière à vouloir me dégeler en épongeant les gouttes d’un soleil de rêve, alors il ne fait presque plus rien, plus rien que quelques mots à écrire pour demain.
Demain bravoure d’hier, le long manteau des Andes éternelles avec des coups d’ailes silencieux, des coups d’ailes silencieux aux cimes d’un Himalaya devenu trop bas pour qu’on l’écoute… et des coups d’ailes en hautbois si hauts perchés, si bien lancés ceux-là en visant si chaud le coeur de mes yeux devenus ceux de l’aigle…que mes bottes ne sont qu’en caoutchouc…et que mes dents finissent de claquer…
Et tout se mélange, vraiment tout dans ma tête de linotte en décongélation.
Il n’y a  rien à comprendre, rien à attendre, il n’y a qu’à prendre, il n’y a qu’à vivre les sautes de l’hiver qui durcissent les chairs, suivre les courbes du thermomètre sans les épouser tout à fait pour connaître les petites révoltes, les laisser prendre, les entretenir, pousser là où elles pourront éclore quand le vent du printemps, lui, lui sera enfin prêt pour tout recommencer.

La grande révolte de l’Être.

*photo : Pilou

Par LTDS - Publié dans : LesTempsDuSigne
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Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /2009 19:03

 

tombe la neige
Au fond d’elle, elle le savait, c’était ce qui la tenait recroquevillée bien au chaud au fond de son lit, les larmes avaient fini par pouvoir la libérer, le soir était arrivé, loin des regards, loin de la stupéfaction, loin de l’incompréhension. Le réconfort était là. Ces heures à garder la tête à la hauteur des yeux qui la scrutaient, ces heures en silence à appeler le moment d’être enfin seule et de se vider. Libre. Libre de pleurer tout son saoul. Elle le savait quoiqu’il arrive, qu’elle perde tout, elle le savait qu’elle irait, pour le bleu, pour le blanc, pour l’odeur, pour l’inconnu, ce quelque part de presque par cœur, presque, un endroit d’amour même s’il n’y a plus personne à aimer, plus de guide, plus de voix. Un endroit où mettre ses pas. Avec rien qu’un drap noué aux quatre coins, il faut bien partir avec quelque chose.

Mais c’était l’hiver. Elle ne pouvait pas s’en aller mourir de froid. Est-ce qu’il y avait au moins des ponts là-bas ? Et puis quelle importance, elle se voyait marcher vers le bleu et le blanc, avec le souffle chaud de la mer dans le dos. Elle le savait cet endroit où abriter son âme.

Et puis, mentalement elle se mit à compter les économies sur son livret A en les croisant avec les années qu’il lui restait à vivre.

Ce qu’elle avait toujours voulu faire avec cette argent, c’était un bout de prairie à quelques pas de la mer où mettre quelques planches, une maison en bois, ça c’était son rêve pour aller travailler, un bout de paradis à une heure de route. Mais ce rêve avait si bien déteint, si bien, si tant, que cette mer elle ne l’aimait plus.

Elle avait son rêve à elle maintenant, quoiqu’il arrive, et elle avait encore le choix d’abandonner ses futures guenilles, oui…chaque jour à travailler serait un millimètre carré de son costume de princesse, de sa place d’avion, de son billet en aller simple avec du champagne. Du champagne, du vrai, du temps où la veuve coquelicot arrosait le travail de l’ouvrière d’une larme, mais d’une essentielle à la fête de toute une ruche.

En attendant elle écrirait ses mémoires du temps présent au journal mondial du silence…Ce qui la faisait sourire…Oui parfois elle avait des résurgences de mots absurdes déconnectés de sens, juste pour la musique de la poésie.

*Dessin de dadevo

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 17:00
 

La rue craque sous les roues des voitures. Elle aura tout vu, tout subi la rue ces derniers jours, la neige, le sel, le verglas, le père noël…Avec le dégel les canalisations d’eau lâcheront et ce sera l’inondation pour laver la rue…et puis il y aura aussi un court-circuit qui enflammera la plus belle maison illuminée. Alors toute la rue sera plongée dans l’eau et dans le noir, c’est là que je sortirai ma piscine pneumatique, je prendrai mes chats et puis bien sûr ils feront leurs griffes, je coulerai au milieu de la rue, juste à la borne des pompiers, à la troisième plaque d’égout. D’ailleurs cette plaque sera inaugurée en grandes pompes six mois plus tard, on y gravera en lettres d’or : « Ici Asl& découvrit un nouveau filon de charbon (ou du pétrole je réfléchis…), chevalets ou derricks ?...pfff…mais non de l’or ! »

La rue craque sous les roues des voitures, forcément, elles roulent sur l’or. Elles ne le savent pas encore mais elles le pressentent, c’est comme si elles roulaient sur des coquilles d’œufs vides qui deviendront ces oeufs de Moscou dont le nom m’échappe pour l’instant mais qui me reviendra à pâque.

Alors je tomberai dans les égouts, d’abord je nagerai et puis ensuite je marcherai comme il n’y aurait plus d’eau. Mes chats chasseraient les rats pour nous nourrir mais je les ferai cuire quand même. Je ne sais pas si je vais aimer manger du rat et je me demande toujours comment je vais trouver de l’or dans les égouts. Autant remonter maintenant, j’écrirai un livre, c’est plus sérieux.

La rue craquait sous les roues des voitures, les techniciens de la ville s’acheminaient un par un costumés de grave et de sérieux jusqu’à leurs affaires, là bas du côté des usines sans fumée que celle de l’air conditionné. Des trafiquants, des banquiers, des commerçants, des ouvriers de bureau élégant. La rue se vidait peu à peu de tous ses humains, les femmes ensuite après leurs hommes quittaient la rue et leurs enfants nichés de cris pointus.

Je les devine tous derrière mes volets clos, jusqu’au dernier à quitter la rue : l’amiral, un garde barrière à la retraite qui tous les jours fait l’ouverture de Carrefour pour être le premier à l’accueil pour retirer les bons de réduction qu’il n’a pas eus la veille.

Il ne reste plus que moi Asl&, un crayon, une vieille feuille de papier, deux ou trois chats qui courent dans la rue et des chiens enfermés pour la journée qui n’aboient même plus parce qu’ils sont habitués à attendre leurs maîtres. Je me demande où est l’amour dans tout ce silence.

La rue craque sous les roues d’une voiture et j’imagine un taxi perdu depuis l’aéroport, arrivant depuis l’aurore jusqu’à moi.

Je sais que les rêves sont ce qui me porte, alors je vais à la pêche aux étoiles, c’est ma voisine qui me l’a dit avant-hier. En ce moment elle a les cheveux bleus, je préfère quand ils sont rouges, mais je devine la blondeur éternelle dans les cheveux de ses enfants, celle du champ de blé juste au bout de la rue l’été. L’été.

La rue craque sous le soleil, le goudron se fendille en mauvais cailloux de charbon, alors je revois cette vieille femme venu de l’autre bout du village, avec son ramasse poussières faire le plein de chauffage pour cet hiver.

Ce soir c’est Noël, Dieu est ailleurs, il est dans la rue.

La rue craque de partout mais c’est parce qu’elle est vivante et que moi je suis vivante que je l’entends…Soldat entends-tu…Voilà mes chants de Noël ce sont les choeurs de l’armée rouge, et aussi les chants de la libération….Tous les santons de mon enfance envahissent la rue à présent, tous les petits soldats aux couleurs de l’armée de noël,  alors vraiment ça sent le sapin dans la rue, ça sent le feu des jardins vides de leurs arbres, ça craque dans les cheminées et c’est joyeux, tout petit joyeux mais si haut dans le coeur que ça m’en donne des larmes aux yeux…mais c’est la fumée hein ?

Vive Noël ! 

Par LTDS - Publié dans : brouillon du temps
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 18:04

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Par LTDS - Publié dans : entre musique
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